La mort difficile La mort difficile
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La mort difficile

À propos

Pierre Dumont aime Arthur Bruggle et est aimé par Diane Blok. Il ne va à Diane que lorsque Arthur le délaisse mais Diane se plaît au rôle de consolatrice. Le père de Pierre, le colonel Dumont, est devenu fou et sa mère le menace perpétuellement de pareille folie. Quant à Mme Blok, dont le mari s'est suicidé sans raison, elle ne cesse de soupirer à sa fille que le suicide est une maladie héréditaire. Pierre rompt avec sa mère, avec Diane et rejoint Arthur qui le bafoue avec une petite gouape au cours d'une soirée. Il se suicide. Arthur désespéré va verser de vraies larmes sur son cadavre et Diane, touchée par ces vraies larmes, trouve un nouveau rôle de consolatrice. "Cette trame fort mince ne rend absolument pas compte du livre. Crevel, qui a inventé une forme nouvelle de roman "poétique", construit, à coups de phrases rapides et de réflexions acides, un récit qui saisit tout le panorama intérieur de ses personnages. Le style d'une vivacité et d'un nonconformisme inimitables fait regretter que l'oeuvre de Crevel ait à peu près cessé d'être lue." (Bernard Noël)

Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782841421718

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    158 Pages

  • Longueur

    16.7 cm

  • Largeur

    12 cm

Infos supplémentaires : Broché  

René Crevel

René Crevel (1900-1935). Dadaïste, surréaliste, communiste, révolutionnaire, homosexuel, toxicomane, tuberculeux, de tous les créateurs de l'entre-deux guerres, René Crevel a sûrement eu la trajectoire la plus rayonnante, la plus exigeante, la plus brûlante qui soit. Après l'aventure dadaïste, il rejoint André Breton et le groupe surréaliste et, bien que très critique à l'égard du mouvement, il en devient l'un de ses acteurs exemplaires. Par la suite, il adhère au Parti communiste et travaille à un rapprochement entre communisme et surréalisme, notamment à l'occasion du Congrès international pour la défense de la culture, mais son échec, s'ajoutant à l'aggravation de sa maladie (une tuberculose rénale) le conduit au suicide. L'ensemble de son ½uvre : Détours (1924), Mon corps et moi (1925), La Mort difficile (1927), Babylone (1927), Êtes-vous fous ? (1929), Les Pieds dans !e plat (1933) définit le récit surréaliste comme un genre refusant les conventions
romanesques, mêlant l'obsession autobiographique au désespoir et à la révolte, accordant la création artistique et l'action révolutionnaire par la subversion de l'écriture. Ses attaques radicales contre la société bourgeoise, incarnée par sa mère, se retrouve exaltées dans ses essais polémiques (L'Esprit contre la raison, 1927 ; Le Clavecin de Diderot, 1932) où il revendique la libération du désir, s'efforçant d'articuler le marxisme à la psychanalyse.

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