Le voyage sans fin

À propos

« QUICHOTTE : Considère bien, Panza, que ce qu'ils appellent folie, moi je l'appelle réalité. ».

Détournement fantasque, féministe et poétique de Don Quichotte, Le voyage sans fin offre une nouvelle lecture du roman de Cervantès. Ici, Quichotte est une femme chevalier errant, passionnée de livres et d'écriture, en quête de justice et de liberté. Accompagnée de son écuyère, Panza, elle traverse nombre de péripéties et imagine un nouveau monde.
Flanquée de ces deux « guerrillères », Wittig trouve une nouvelle occasion de déjouer les marques du genre et d'éclater les conventions. Elle nous offre dans cette courte pièce une expérience hybride, entre théâtre, cinéma et geste d'écriture : une profonde aventure politique.
Représenté pour la première fois en 1985 au Théâtre du Rond-Point, coréalisé avec Sande Zeig, Le voyage sans fin avait alors été publié dans le supplément de la revue féministe Vlasta. « L'Imaginaire » souhaite aujourd'hui donner l'occasion aux lecteurs de redécouvrir ce texte d'avant-garde hors du commun.



Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782072969416

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    120 Pages

  • Longueur

    19 cm

  • Largeur

    12.5 cm

  • Épaisseur

    0.8 cm

  • Poids

    128 g

  • Distributeur

    Sodis

  • Support principal

    Poche

Monique Wittig

Née en France en 1935, romancière et théoricienne, Monique Wittig est une des figures historiques du féminisme en France. Son engagement politique et critique dans les actions fondatrices du MLF est inséparable de son ?uvre littéraire et théorique. Elle y mène une critique matérialiste de la catégorie de sexe et, plus radicalement encore de son corollaire, l'hétérosexualité comme régime politique. Ses essais (traduits et réunis dès les années 80 aux USA) ont eu une influence majeure sur le développement international (et en particulier Américain) des études de genres et des études Queer.
Son ?uvre littéraire (romans, théâtre) est aussi singulière que puissante. En 1964, son premier roman, L'Opoponax, est publié par les Editions de Minuit : il suscite l'enthousiasme et l'admiration de Marguerite Duras, de Claude Simon, de Nathalie Sarraute et reçoit le Prix Médicis. Suivront Les Guérillères, Le Corps lesbien, Virgile, non: 3 romans, successivement épique, lyrique et satirique où par la grâce d'une langue superbe, le roman découvre des espaces où désirs, corps, personnages, pronoms réinventent l'histoire et la vie par delà les catégories, normes, traditions, régimes qui les asservissent.
En 1976, année de parution chez Grasset du Brouillon pour un dictionnaire des amantes, Monique Wittig quitte Paris pour les Etats-Unis, où elle enseigne dans de nombreuses universités, jusqu'à sa mort en 2003.

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