• Cette histoire des Etats-Unis présente le point de vue de ceux dont les manuels d'histoire parlent habituellement peu. L'auteur confronte avec minutie la version officielle et héroïque (de Christophe Colomb à George Walker Bush) aux témoignages des acteurs les plus modestes. Les Indiens, les esclaves en fuite, les soldats déserteurs, les jeunes ouvrières du textile, les syndicalistes, les GI du Vietnam, les activistes des années 1980-1990, tous, jusqu'aux victimes contemporaines de la politique intérieure et étrangère américaine, viennent ainsi battre en brèche la conception unanimiste de l'histoire officielle.

  • "Notre manière de penser est une question de vie ou de mort. Si ceux qui tiennent les rênes de la société se montrent capables de contrôler nos idées, ils sont assurés de rester au pouvoir. Nul besoin de soldats dans les rues. Cet ordre résulte d'un processus de sélection au cours duquel certaines idées sont promues par le biais des plus puissantes machines culturelles du pays. Nous devons réexaminer ces idées et réaliser comment elles s'opposent à notre expérience du monde. Nous serons alors en mesure de contester l'idéologie dominante." Préface de Jean-Luc Chappey.

  • L'auteur d'Une histoire populaire des États-Unis (Agone, 2002) revient sur un court siècle d'événements politiques, dont il fut d'abord tout à la fois l'acteur minuscule, à l'égal de tout un chacun, puis un témoin refusant de se mentir. De l'enrôlement dans l'US Air force en 1942 aux luttes contre les guerres impériales américaines du Vietnam à l'Irak, du monde ouvrier, immigrant et militant d'une grande ville américaine aux luttes pour les droits civiques, Howard Zinn donne sans manière l'exemple de l'engagement de son savoir d'historien rationaliste respectueux de la méthodologie scientifique tout autant que lucide devant l'impossibilité de la neutralité.
    Si cette autobiographie est édifiante, c'est de montrer que les défaites sociales du plus grand nombre ne sont pas inéluctables, que le premier recul est celle de l'oubli des conditions de lutte.

  • Howard Zinn retrace l'histoire des Etats-Unis du point de vue des esclaves, travailleurs, immigrés, femmes, Indiens, de tous ceux que l'histoire officielle oublie souvent. Une relecture originale des politiques et des résistances qui ont façonné les Etats-Unis. Ce premier volume s'ouvre sur l'arrivée de Christophe Colomb au Nouveau Monde, vue par les yeux des Indiens Arawak. Entre luttes anti-impérialistes et guerre hispano-américaine, le mythe de la conquête glorieuse laisse place à une réalité autrement amère.

  • Zinn raconte le soulagement que lui a procuré le bombardement d'Hiroshima, fin de la seconde guerre mondiale à laquelle il a participé en tant que bombardier. Un an plus tard, il lit les interviews de survivants, véritable choc. En 1966, il retrouve la Charente- Maritime, pour prendre la mesure de la dévastation des bombardements sur Royan, qu'il met en parallèle avec l'utilisation de la bombe atomique à Hiroshima et Nagasaki. Actuellement, malgré la « précision » des nouvelles bombes, la situation est identique en Afghanistan, Pakistan et Irak.
    En revenant sur l'histoire des bombardements d'Hiroshima et de Royan, ce livre est un « petit acte de rébellion » pour déconstruire les discours officiels, anciens et actuels, qui justifient le massacre d'innocents par une stratégie militaire et politique. Selon lui, rien ne peut justifier ces actes de bombardement.

  • Membres des forces de police, pourquoi êtes-vous là ? Avez-vous entendu dire que nous sommes des adeptes du désordre ? C'est faux ! Qui raconte que nous croyons au chaos et au désordre ? Les capitalistes et les faiseurs de guerre, les promoteurs du chaos économique, les architectes du désordre mondial ! Ces mêmes hommes qui tiennent l'industrie, choisissent les présidents, nomment les juges, possèdent les journaux, dotent les universités. Chaque année, des milliers d'ouvriers meurent dans leurs mines et leurs usines. À chaque génération, les fils des ouvriers sont massacrés dans leurs guerres. Et ils nous accusent d'être violents ! Que les choses soient claires. La violence contre des innocents ? Jamais ! La violence contre l'oppresseur ? Toujours !

  • Howard Zinn retrace l'histoire des Etats-Unis du point de vue des esclaves, travailleurs, immigrés, femmes, Indiens, de tous ceux que l'histoire officielle oublie souvent. Une relecture originale des politiques et des résistances qui ont façonné les Etats-Unis. Dans ce second volume, Howard Zinn entraîne le lecteur dans le tumulte des guerres et des révolutions du XXe siècle. Il poursuit son examen des événements et des tensions qui ont abouti à la guerre contre le terrorisme et ont fait des Etats-Unis d'Amérique ce qu'ils sont aujourd'hui.

  • De la guerre aux philippines à la " croisade contre le mal ", dernier avatar de la domination mondiale de l'après-guerre, l'impérialisme américain n'a cessé de se renforcer.
    L'union soviétique servit de prétexte aux interventions en amérique latine, au moyen-orient, en afrique et en asie, interventions qui culminèrent avec la guerre meurtrière du vietnam. à son tour, l'attentat du 11 septembre 2001 permit de justifier le bombardement de l'afghanistan et la guerre contre l'irak. des guerres extérieures qui sont aussi des guerres intérieures. ce livre raconte comment un siècle de politique expansionniste a pesé sur ceux que les histoires officielles ont toujours oubliés, leur résistance et leurs victoires, la permanence des luttes pacifistes et anti-impérialistes; de la naissance du féminisme à son intégration dans la lutte des classes, du développement du syndicalisme révolutionnaire au mouvement des droits civiques.
    Le xxe siècle américain est extrait de une histoire populaire des états-unis. howard zinn a enseigné l'histoire et les sciences politiques à l'université de boston. son oeuvre est essentiellement consacrée à l'incidence des mouvements populaires sur la société américaine.

  • With a new introduction by Anthony Arnove, this updated edition of the classic national bestseller reviews the book's thirty-five year history and demonstrates once again why it is a significant contribution to a complete and balanced understanding of American history. Since its original landmark publication in 1980, A People's History of the United States has been chronicling American history from the bottom up, throwing out the official version of history taught in schools-with its emphasis on great men in high places-to focus on the street, the home, and the, workplace. Known for its lively, clear prose as well as its scholarly research, A People's Historyof the United States is the only volume to tell America's story from the point of view of-and in the words of-America's women, factory workers, African-Americans, Native Americans, the working poor, and immigrant laborers. As historian Howard Zinn shows, many of our country's greatest battles-the fights for a fair wage, an eight-hour workday, child-labor laws, health and safety standards, universal suffrage, women's rights, racial equality-were carried out at the grassroots level, against bloody resistance. Covering Christopher Columbus's arrival through President Clinton's first term,A People's History of the United States, which was nominated for the American Book Award in 1981, features insightful analysis of the most important events in our history.

  • Au-delà de l'élection de Barack Obama se pose la question de la mentalité politique américaine.
    L'histoire des Etats-Unis, rappelle Howard Zinn, a forgé des dispositions politiques qui freinent le progrès social et briment la liberté, et d'autres qui les rendent possibles. Le contexte politique actuel exige plus que jamais qu'on sache les distinguer. Dans ce pays, on grandit avec l'idée que le peuple américain est une grande famille unie, qui partage les mêmes intérêts, où les enjeux vitaux de la nation signifient la même chose pour tout le monde.
    C'est cet état d'esprit qui envoûte et accable la population, qui a permis une suite ininterrompue de guerres, et qui bloque toute véritable discussion sur les inégalités sociales. Dans les textes que nous présente Howard Zinn, rassemblés et traduits en français pour la première fois, on redécouvre que c'est grâce aux luttes pour la justice, et non au patriotisme de pacotille, que la liberté fut établie et préservée aux Etats-Unis.

  • Presents the history of the United States from the point of view of those who were exploited in the name of American progress.

  • Karl marx,le retour

    Howard Zinn

    • Agone
    • 4 Octobre 2002

    J'ai écrit cette pièce à une période oú l'effondrement de l'union soviétique provoquait dans les grands médias et chez les leaders politiques une jubilation quasi universelle : non seulement " l'ennemi " était mort, mais les idées du marxisme étaient discréditées.
    Le capitalisme et l'économie de marché avaient triomphé. le marxisme avait perdu. marx était vraiment mort. je jugeais donc important de montrer clairement que ni l'urss ni les autres pays qui, se disant " marxistes ", avaient installé des états policiers n'incarnaient la conception du socialisme de marx. je voulais montrer un marx furieux que ses conceptions aient été déformées jusqu'à être identifiées aux cruautés staliniennes.
    Je pensais qu'il fallait sauver marx non seulement de ces pseudo-communistes qui avaient instauré un ordre répressif dans différents coins du monde, mais aussi de ces essayistes et de ces politiciens de l'ouest qui s'extasiaient alors devant le triomphe du capitalisme.

  • " Notre manière de penser n'est pas seulement digne d'intérêt, un sujet de controverse intellectuelle, mais bel et bien une question de vie ou de mort. Si ceux qui tiennent les rênes de la société - politiciens, chefs d'entreprises, magnats de la presse et de la télévision - se montrent capables de contrôler nos idées, ils sont à peu près assurés de conserver leur pouvoir. Nul besoin de soldats dans les rues. Nous nous contrôlerons nous-mêmes. On est moins tenté de protester quand on pense vivre dans une société "pluraliste". Nous avons bien deux grands partis mais les autres ne sont ni encouragés et encore moins financés. Nous avons bien une "presse libre", mais elle est dominée par l'argent. Nous vivons dans une société où le catalogue des idées disponibles se trouve limité quand certaines autres dominent le débat. La prédominance de cette idéologie n'est pas le fait d'un groupe de conspirateurs diaboliques qui aurait réussi à imposer à la société un point de vue particulier. Il s'agit d'un processus de sélection non naturelle au cours duquel certaines idées orthodoxes sont promues, financées et mises en avant par le biais des plus puissantes machines culturelles du pays. Si nous décidons de réexaminer ces croyances et réalisons qu'elles ne sont pas le produit naturel de nos sentiments les plus intimes ou de nos voeux les plus chers, qu'elles ne naissent pas d'une réflexion indépendante et que, de surcroît, elles ne correspondent pas à l'expérience que nous avons du monde réel, alors nous serons parvenus à un tournant crucial dans notre vie. Nous serons désormais en mesure de questionner et de contester l'idéologie dominante. C'est ce que je me propose de faire dans ce livre. "

  • Howard Zinn retrace l'histoire des États-Unis du point de vue des esclaves, travailleurs, immigrés, femmes, Indiens, et bien d'autres encore, autant de minorités qui ont rarement droit au chapitre dans les ouvrages d'histoire. Une relecture originale des politiques et des résistances qui ont façonné les Etats-Unis. Howard Zinn a adapté ici, avec Rebecca Stetoff, sa fameuse Histoire populaire des États-Unis pour mettre à la portée des plus jeunes et de tous cette somme indispensable.

    Ce premier volume s'ouvre sur l'arrivée de Christophe Colomb dans le Nouveau Monde, vue par les yeux des Indiens Arawak, et plonge le lecteur dans les luttes anti-impérialistes durant la guerre hispano-américaine. Et le mythe de la conquête glorieuse laisse place à une réalité autrement amère.

    « Nous avons tous besoin de héros, de personnes que l'on admire et que l'on considère comme des exemples pour l'humanité. Mais je préfère considérer Bartolomé de Las Casas comme un héros, pour avoir révélé les violences perpétrées par Christophe Colomb sur les Indiens des Bahamas. Je préfère considérer les Indiens Cherokee comme des héros, pour la résistance qu'ils opposèrent lorsqu'on voulut les chasser des terres où ils vivaient. » Howard Zinn

  • Marx, le retour

    ,

    • Revival
    • 15 Septembre 2021

    Que penserait Karl Marx de notre époque s'il débarquait à New York? C'est en substance, l'argument de la pièce en acte qu'Howard Zinn écrivit en 1999 et dont Marx, le retour est l'adaptation. Inégalités, pouvoirs politique et financier aux mains de quelques-uns au détriment du plus grand nombre, consumérisme galopant... les parallèles entre le XIXème siècle industriel de Marx et notre monde contemporain dont douter du progrès dont le capitalisme se vante d'être porteur. Cette biographie fictionnelle offre un portrait inattendu d'un homme dont tout le monde connait le nom, et dont les idées ont été déformées par ses détracteurs comme par ses partisans.

  • Depuis le génocide des Indiens jusqu'à la guerre en Irak en passant par le développement d'un capitalisme financier globalisé, les États- Unis se sont constitués au fil des siècles comme un empire incontournable. Peu à peu, leur histoire est devenue mythologie, mais ce livre propose le récit d'une nation, un récit qui a réussi à changer le regard des Américains sur eux-mêmes.

  • - Si l'on remet en cause le roman national, doit-on pour autant transformer les héros en méchants, ou peut-on nuancer, par exemple en replaçant les individus dans le contexte de leur époque ?

    - l faut présenter un tableau complexe. Mais pas trop complexe. Inutile de finasser pour parler de Hitler. Certains individus ont joué un rôle assez dépourvu d'humanité.

    - Donc Colomb, par exemple, est un méchant ?

    - Quand je décris Colomb, je n'omets pas qu'il était un homme courageux, un grand navigateur, qu'il a accompli un exploit. C'est un aspect des choses. Mais il y a un autre aspect : il a débarqué sur ce continent pour utiliser les gens qui vivaient là afin de rapporter des profits ; dans ce dessein il a mutilé, tué, réduit en esclavage. Oui, on peut l'humaniser. On peut parler de ses actions positives, ou de ses qualités personnelles. Mais à la fin, dans une approche éthique de l'histoire, si quelqu'un a commis des atrocités, on porte un jugement sur cela. Ainsi, on complète le portrait. On est plus proche de la vérité. » En 2007, le journaliste Ray Suarez a eu avec Howard Zinn une série d'entretiens autour de son oeuvre majeure, Une histoire populaire des États-Unis. Zinn revient sur divers épisodes, de la conquête du territoire à la « guerre contre le terrorisme » en passant par la révolution, la guerre civile, les luttes ouvrières des XIXe et XXe siècles, les guerres mondiales, la guerre froide ; et il développe sa conception de l'écriture de l'histoire. Une introduction parfaite à l'oeuvre de Zinn, où l'on retrouve sa manière inimitable d'aborder clairement et directement les questions les plus complexes.

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