Poesis

  • Le plâtrier siffleur

    Christian Bobin

    • Poesis
    • 17 Février 2018

    « Les contemplatifs, quels qu'ils soient, peuvent être des poètes connus comme tels, mais ça peut être aussi un plâtrier en train de siffler comme un merle dans une pièce vide, ou une jeune femme qui pense à autre chose tout en repassant du linge ».

    Ce texte est issu d'une conversation dans la forêt. Il a pour auteur les sapins austères et les fougères lumineuses. Il y est question, mieux que dans un salon, de nos manières de vivre, c'est-à-dire de perdre. Le nom merveilleux de cette perte est la poésie - ou si l'on veut : l'humain.

  • POESIS réunit dans une anthologie-manifeste revue et augmentée plus de cent cinquante auteurs qui rappellent la nécessité d'« habiter poétiquement le monde ». Cette expression, empruntée à un célèbre vers du poète allemand Hölderlin, n'a jamais cessé depuis deux cents ans d'être citée ou commentée par des écrivains, des poètes et des philosophes de tous les pays.
    Les textes sont regroupés en cinq périodes : Le monde romantique avec Hölderlin, Novalis, Keats, Shelley, Hugo, Sand. Le monde post-romantique avec Emerson, Thoreau, Whitman, Nerval, Baudelaire, Rimbaud, Dickinson. Le monde moderne avec Mallarmé, Apollinaire, Tagore, Pessoa, Lorca, Rilke, Char, Camus, Saint-Exupéry. Le monde du renouveau avec Breton, Borges, Saint-John Perse, Arendt, Pasolini. Le monde contemporain avec Neruda, Bonnefoy, Jaccottet, Le Clézio, Handke, White, Cheng, Bobin, Tesson. et des personnalités issues d'autres disciplines, tels le sociologue Edgar Morin et l'agriculteur biologiste Pierre Rabhi.

  • Depuis toujours, l'homme entretient une relation étroite avec le jardin.
    Espace à la fois clos et ouvert sur le territoire qui l'entoure, le jardin lui offre la possibilité de faire un pas de côté, de tenter d'autres manières d'être au monde, loin des modèles politiques ou existentiels dominants.
    Aujourd'hui, il se peut que le jardin soit là pour nous rappeler que c'est poétiquement, comme le dit Hölderlin, que nous habitions autrefois cette terre, ou pour nous sortir de la solitude dans laquelle la foi dans le progrès et la technologie nous ont enfermés. Retrouver à contre-courant le chemin du jardin, c'est, dès lors, retourner à nous-mêmes ou à cette marge d'humanité qui résiste en nous.
    Au fil des pages, on se promène dans des jardins célèbres-Bomarzo et Ninfa en Italie ; Versailles et la Vallée-aux-Loups en France, Sissinghurst, en Angleterre-, mais aussi dans des enclos verdoyants plus intimistes et cachés. Par l'évocation de ces lieux et de poètes qui, comme Philippe Jaccottet, Chateaubriand, Hermann Hesse ou Vita Sackville-West, ont exploré la question du paysage et le rapport entre la poésie et la nature, cet ouvrage propose une réflexion sur la place que le jardin occupe dans la modernité ; Il nous éclaire sur les raisons qui poussent les hommes à cultiver des parcelles de terre destinées à devenir « des petits mondes, des mondes parfaits ».

  • Perla

    Frédéric Brun

    • Poesis
    • 7 Octobre 2020

    Peu après la mort de sa mère, Perla, le narrateur rencontre la femme de sa vie et devient père pour la première fois. Perla a été déportée cinquante ans plus tôt à Auschwitz. Il tente de comprendre son épreuve et lit de nombreux témoignages sur les camps. Étrangement, au même moment, il se sent attiré par les poètes allemands Novalis, Hölderlin, Schlegel, et le peintre Caspar David Friedrich, qui désiraient attraper l'âme du monde. Avec eux, il trouve l'apaisement et s'interroge : comment un même pays a-t-il pu engendrer une poésie aussi pure et la barbarie la plus atroce ? Hymne à la mère, Perla est aussi un livre de correspondances, sur l'amour, la naissance, la mémoire et la transmission.
    />

  • Comment peut-on aborder la notion de beauté aujourd'hui ? Après plus de vingt siècles de réflexions sur un plan esthétique, philosophique ou poétique, elle apparaît toujours aussi mystérieuse et difficile à définir.
    Sur la terre ou dans l'univers, partout nous contemplons de belles choses : un paysage, un ciel étoilé, des reflets colorés sur l'eau, de la neige qui tombe, un animal, le visage d'un homme, d'une femme, un regard... Mais derrière ces apparences, nous sommes amenés à nous interroger : regardons-nous toutes ces merveilles de manière objective ou subjective ? La beauté existe-t-elle par hasard ou provient-elle d'une force divine ? Est-elle supérieure à la nature lorsqu'elle est artistique ? Quelle est son utilité ? Peut-elle faire progresser nos sociétés ? Autant de questions qui, depuis l'Antiquité, ont fait réagir, converser et écrire des philosophes, des écrivains, des poètes, des peintres, des historiens de l'art et des penseurs de toutes les disciplines et nous éclaire sur l'importance de la beauté dans nos existences.

    La Beauté est un choix de textes de quatre-vingts auteurs, de l'Antiquité jusqu'au monde contemporain, parmi lesquels Sapho, Platon, Héraclite, saint Augustin, Hölderlin, Shelley, Madame de Staël, Victor Hugo, Nietzsche, Baudelaire, Poe, Van Gogh, Delacroix, Marcel Proust, Simone Weil, Kandinsky, Tanizaki, Marguerite Yourcenar, François Cheng...

  • La Vénus encordée

    Carles Diaz

    • Poesis
    • 15 Mars 2019

    La Vénus encordée est un journal imaginaire qui aurait été rédigé en 1943 par Rose Valland (1898-1980), attachée de conservation au musée du Jeu de Paume, à Paris. Figure héroïque oubliée de l'histoire, Rose Valland, au péril de sa vie, y raconte son rôle dans le sauvetage de plus de soixante mille oeuvres d'art et objets patrimoniaux spoliés par les nazis durant l'Occupation. Elle nous confie ses peurs et ses colères contre la folie destructrice, mais aussi ses joies, et l'espoir qui jamais ne la quitte.
    Ce journal où alternent poèmes et prose transmet la passion pour la beauté tout en mettant en lumière la valeur inaliénable de la culture et de l'art. Dans le contexte de ces années sombres, il nous élève, nous exhorte à l'humanisme, et constitue une tentative de rétablir le sacré de la vie.
    Le titre du livre est inspiré d'une photographie de la Vénus de Milo, enserrée par des cordages, en attente de son évacuation destinée à la protéger de la guerre. Le cliché fut pris en 1939 lors du déménagement de la galerie Daru, au Louvre.

  • Ce que dit le nuage

    Enza Palamara

    • Poesis
    • 11 Mars 2020

    Au sortir d'une grave maladie, durant sa convalescence, Enza Palamara a esquissé des images au fusain. Peu à peu, ces dessins se sont imposés à elle de façon mystérieuse, se sont assemblés, puis des mots ont surgi, des mots devenus des fragments poétiques qui ont délivré un message, et un livre est né.

  • Friedrich von Hardenberg, plus connu sous le nom de Novalis, demeure l'un des poètes les plus purs qui ait jamais existé. La poésie est au centre de tous ses écrits. « Plus c'est poétique, plus c'est vrai », a-t-il écrit un jour. En vingt-neuf ans de vie seulement, il a su évoquer les correspondances entre toutes les disciplines, scientifiques, philosophiques ou religieuses. Sa vie reflète elle-même parfaitement l'émerveillement provoqué par la lecture de ses écrits : son enfance dans les vieux manoirs familiaux, ses années d'apprentissage universitaire, son amour éphémère pour la jeune Sophie von Kühn qui lui a inspiré ses célèbres Hymnes à la Nuit, ou encore la création de sa légendaire « Fleur bleue » au coeur du roman Henri d'Ofterdingen. Sur les traces de Novalis en Allemagne, Frédéric Brun entremêle ses réflexions personnelles, le récit de la vie du poète, et les raisons de son attirance pour celui qui demeure deux cents ans plus tard d'une grande modernité.

  • Qu'est-ce que le poétique ?

    Jean Onimus

    • Poesis
    • 14 Février 2017

    « Le poétique déborde largement les limites de ce qu'on appelle poésie. La danse, la musique, la peinture, les romans, le théâtre, le cinéma, bref, toutes les productions culturelles et tous les arts peuvent être poétiques et classés comme tels. Mais, plus largement encore, nous essaierons de montrer que presque toutes les expériences ardentes de la vie, les perceptions des choses et des êtres, recèlent une dimension poétique ».
    Ainsi débute cet essai de Jean Onimus qui explore les deux versants de nos vies : le prosaïque, celui de l'activité et de l'efficacité ; le poétique, celui de l'imaginaire et des sensations. Dans la société d'aujourd'hui, le prosaïque envahit notre quotidien, mais il a tendance à nous emprisonner ; le poétique, lui, permet de « s'ouvrir au monde et à soi-même ». Au fil des pages, l'auteur étoffe son propos en s'appuyant sur les oeuvres de poètes français ou francophones, tels Guillevic, Michaux, Saint-John Perse, Claudel, Follain, Ponge, Jaccottet ou Bonnefoy, et étrangers, tels Whitman, Hofmannsthal, Rilke ou Basho.

  • En 1797, Novalis publie ses premiers fragments dans l'Athenaeum, revue fondatrice du romantisme allemand, et continue à en rédiger durant toute son existence. « La poésie est le réel véritablement absolu. C'est le noyau de ma philosophie. » Philosophe, scientifique et poète, il place la poésie au coeur et au-dessus de toutes les disciplines en faisant d'elle celle qui permet d'assurer leur fusion pour mieux comprendre l'univers. Elle est, selon lui, « l'héroïne de la philosophie » et « élève chaque élément isolé par une connexion particulière avec le reste du monde ».

  • Habiter poétiquement le monde

    Collectif

    • Poesis
    • 24 Février 2016

    POESIS réunit dans une anthologie-manifeste plus de cent auteurs qui rappellent la nécessité d'« habiter poétiquement le monde ». Cette expression, empruntée à un célèbre vers du poète allemand Hölderlin, n'a jamais cessé depuis deux cents ans d'être citée ou commentée par des écrivains, des poètes et des philosophes de tous les pays.

    Les textes sont regroupés en cinq périodes : - Le monde romantique avec Schlegel, Hölderlin, Novalis, Keats, Shelley, Wordsworth, Leopardi, Hugo, Lamartine, Sand.
    - Le monde post-romantique avec Emerson, Whitman, Poe, Baudelaire, Rimbaud.
    - Le monde moderne avec Apollinaire, Yeats, Rilke, Proust. - Le monde du renouveau avec Breton, Reverdy, Jouve. - Le monde contemporain avec Deguy, Bonnefoy, Jaccottet, White, Cheng, Bobin. et des personnalités issues d'autres disciplines, tels le sociologue Edgar Morin, l'astrophysicien Hubert Reeves et l'agriculteur-biologiste Pierre Rabhi.
    Les extraits sont choisis dans leur oeuvre, mais aussi dans des documents moins connus, des lettres, des discours, des articles de presse ou des préfaces, révélateurs de leur engagement poétique.

    Cette anthologie-manifeste propose une éthique essentielle pour habiter le monde poétiquement, humainement et écologiquement, aujourd'hui plus que jamais.

  • La poésie de la terre ne meurt jamais Nouv.

    « La poésie de la terre ne meurt jamais » est un vers extrait d'un poème de John Keats, Voici deux cents ans exactement que le poète anglais nous a quittés, et ce vers résonne encore, quand notre planète semble menacée. La première partie de ce livre est consacrée à sa correspondance avec sa famille, ses amis et sa fiancée, Fanny Brawne. Ses lettres révèlent celles d'un grand poète, fragile mais déterminé. La seconde partie rassemble un florilège de poèmes essentiels pour mieux saisir sa façon si personnelle d'habiter poétiquement le monde. La sensibilité de John Keats a fort heureusement réussi à traverser deux siècles pour parvenir jusqu'à nous, et sa poésie qui ne meurt jamais continue de nous enchanter. Né en 1795 au nord de Londres, John Keats après des études de médecine se consacre pleinement à la poésie. À vingt-deux ans, il publie ses premiers vers. En 1819 paraissent ses célèbres odes. Hélas, la tuberculose l'affaiblit de plus. Il part à Rome, et s'y éteindra en 1821.

empty