Phebus

  • Les parcours d'Anna et de Cerise n'ont rien de commun.
    Promise à une brillante carrière, Anna étudie la photographie à l'université de Washington ; lycéenne, Cerise habite en Californie sous l'emprise totale de sa mère.
    Lorsque chacune des jeunes femmes tombe enceinte par accident, Anna avorte, et Cerise garde l'enfant. Dix ans plus tard, ces décisions auront déterminé le cours de leur vie.
    D'espoirs en déceptions, de joies en drames, Anna et Cerise, bientôt réunies par le hasard, apprennent à être mères, et à être femmes.
    Roman d'une portée universelle et d'une rare force émotionnelle qui raconte le monde au féminin.

  • Fox et moi : une amitié peu ordinaire Nouv.

    Au beau milieu du Montana, une femme vit à l'écart de ses semblables et leur préfère la compagnie des animaux, des arbres et des livres. Ce récit autobiographique principalement écrit à la première personne s'apparente à un roman documentaire. Construit en 21 chapitres aux titres célébrant la faune sauvage, il raconte tout autant le choix de la solitude que de la vie au contact de la nature. En effet, cette naturaliste autodidacte vit une véritable initiation qui réparera, grâce à une relation privilégiée avec un renard et la lecture, ses blessures passées.

  • Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée - jusqu'au jour où il trouve Brink Adams qui l'attend sur le pas de sa porte.

    Car l'adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l'homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.

    Prix Pulitzer, finaliste du Booker Prize, Anne Tyler est une figure majeure des lettres américaines, dont le style irrésistible et piquant fait encore une fois des merveilles, ici.

  • Il aura suffi d'un coup de fil et d'un malentendu pour que Willa Drake devienne la grand-mère d'une petite fille de neuf ans qu'elle n'a jamais vu.

    Avec humour et tendresse, Anne Tyler nous rappelle qu'il n'est jamais trop tard pour choisir sa vie.

  • Cinquième rentrée, cinquième école pour Osei Kokote, le fils de onze ans d'un diplomate ghanéen, cette fois-ci, à Washington D.C, aux Etats-Unis, où il s'avère être le seul garçon noir de sa classe.
    Heureusement, il tombe par hasard sur Dee, la fille la plus populaire de l'école, qui n'a pas peur de s'intéresser à lui. Pour Ian, le troisième membre de ce triangle amoureux d'école primaire, cette relation naissante entre Dee et le garçon noir n'est cependant pas envisageable... Témoignage trop vraisemblable d'une cour d'école dans les années 70 aux Etats-Unis (que Tracy Chevalier fréquenta elle-même à Washington D.C.) ou remake shakespearien ébouriffant et ébouriffé en culotte courte ?
    On ne sait bientôt plus. Tout simplement du pur Tracy Chevalier, aussi à l'aise avec les grandes figures du théâtre élisabéthain qu'avec la peinture flamande.

  • Le docteur Battista vit seul avec ses deux filles depuis le décès de leur mère. Savant fou aussi sympathique que farfelu, il laisse volontiers son aînée, Kate, s'occuper de tout à la maison - et notamment de sa petite soeur, Bunny. Tout ce qu'il demande, c'est un sandwich pour son déjeuner et le moins d'intendance possible. Tout fonctionne parfaitement jusqu'au jour où Louis Battista découvre que le visa de Piotr, son jeune et brillant assistant, arrive très prochainement à expiration définitive... Pour ne pas remettre en cause son précieux rythme de travail, il imagine alors joindre l'utile à l'agréable : convaincre Kate et Piotr de se marier.

  • L'attente interminable d'une jeune femme qui vient d'envoyer un sexto à sa nouvelle conquête ; un premier rendez-vous se terminant aux urgences ; la chronique poignante de la thérapie d'un couple quinquagénaire ; le vertige existentiel de jeunes parents qui découvrent que leur fille adoptive est malade ou encore un amour de vieillesse qui prend fin trop rapidement.
    Les chroniques de Modern Love rapportent des histoires de flirts, d'aventures d'un soir et de passions dévorantes mais aussi d'amour romantique, platonique et familial, balayant ainsi un large spectre de ce qui façonne les relations humaines :
    L'amour.
    Panorama complet de la façon dont nos sociétés contemporaines envisagent et vivent ce sentiment complexe, le livre met en scène les défis qu'elles rencontrent (l'invasion de la technologie dans le dialogue amoureux ou la conjugaison parfois complexe de la relation de couple et du rythme effréné de la vie moderne) et leurs interrogations. Qu'est-ce qui façonne le désir ? Y a-t-il plusieurs formes d'amour ? Qu'est-ce que le couple ? Qu'est-ce qu'une famille ?

  • En janvier 1819, le capitaine de vaisseau Adam Bolitho appareille pour Freetown, la capitale de la Sierra Leone, tristement célèbre pour son trafic d'esclaves.
    Le HMS Onward doit de toute urgence y délivrer des ordres scellés à l'officier supérieur en poste. La mission est urgente, mais semble simple pour une frégate de cet ordre. Rien, pourtant, ne va se dérouler comme prévu.
    À commencer par cette goélette en détresse, le Pierrede- Lune, repérée au large de Freetown. À son bord, un seul passager, qui avant de rendre l'âme, bredouille le nom de celui qui a mis à mal son embarcation et décimé son équipage.
    Malgré la toute récente interdiction de la traite, des centaines de milliers d'esclaves circulent encore illégalement.
    /> Sur la côte, des missions chargées de protéger les Noirs les plus démunis sont attaquées, pillées, démantelées. L'inquiétude ne cesse de grandir, Bolitho et ses hommes se doivent d'intervenir.
    Avec ce roman, le vingt-neuvième et ultime volume de la série, se conclut l'édition française du fameux cycle romanesque du Captain Bolitho qui a valu à Alexander Kent le titre de « maître incontesté du roman d'aventures maritimes ».

  • En cette année 1831, Mary, une fille de 15 ans entame le tragique récit de sa courte existence : un père brutal, une mère insensible et sévère, en bref, une vie de misère dans la campagne anglaise du Dorset.
    Simple et franche, lucide et impitoyable, elle raconte comment, un été, sa vie a basculé lorsqu'on l'a envoyée travailler chez le pasteur Graham, afin de servir et tenir compagnie à son épouse, femme fragile et pleine de douceur.
    Elle apprend avec elle la bienveillance, et découvre avec le pasteur les richesses de la lecture et de l'écriture. Pourtant face à son employeur, Mary éprouve un continuel malaise. Un malaise devenu insoutenable à la mort de la bonne dame.
    Car, au final, l'apprentissage prodigué ne lui servira qu'à écrire noir sur blanc les abus de son maitre et son implacable confession : elle l'a tué.
    Nell Leyshon, avec une économie de moyens remarquable, livre au lecteur la métamorphose d'une fille de ferme en meurtrière, parce que lasse d'être humiliée.

  • Portrait d'une vieille maison de Baltimore et de ses habitants à travers plusieurs générations, le vingtième roman d'Anne Tyler est - comme souvent - celui d'une famille trop heureuse pour être vraie. Épicentre du texte, Abby, la pièce rapportée, la femme de Red Whitshank, mère de cinq enfants devenus adultes. Elle excelle à les rassembler tous (et parfois quelques autres invités de passage) autour d'un repas ou d'une conversation. Pourtant, quand commence le récit, si tous les enfants sont de retour à Baltimore, c'est parce qu'Abby les inquiète. Comportements étranges, pertes de mémoire, le coeur de la famille Whitshank semble battre de travers. Même Denny, le fils rebelle, s'en émeut. Avec humour, mélancolie et une grande économie de moyens, Anne Tyler recompose le drame doux-amer d'une famille qui se croyait plus heureuse que les autres. Elle l'était, c'est vrai, mais au prix de mille petits arrangements avec la réalité, sur fond de silences courtois et de mensonges de circonstances.

  • Ce premier tome de notre Intégrale regroupe les nouvelles qu'Edgar Allan Poe (1809-1849) écrivit avant ses trente ans. Luttant pour survivre et être publié, faisant ses débuts de critique et de journaliste, il commet plusieurs chefs-d'oeuvre : le « Manuscrit trouvé dans une bouteille », « Bérénice », « Le diable dans le beffroi », « L'histoire à nulle autre pareilled'un certain Hans Pfaal », et bien sûr « William Wilson » ou la très célèbre « Chute de la Maison Usher ». Présentée de manière chronologique, fruit d'un travail érudit et passionné, cette nouvelle traduc-tion des nouvelles intégrales d'Edgar Allan Poe par Christian Garcin et Thierry Gillyboeuf est augmentée de nombreuses notes, d'une préface des traducteurs, ainsi que d'une série d'illustrations originales réalisées par Sophie Potié.

  • Bobitza, le personnage principal, grandit comme une mauvaise herbe dans la banlieue de Bucarest entre pauvreté, alcoolisme et petites combines.
    À l'image de Kaspar Hauser, aussi baptisé l'orphelin de l'Europe et qui est apparu en 1828 à Nuremberg, il débarque dans un monde incompréhensible et nouveau, la ville et le capitalisme. Cela fait de lui le parfait représentant d'une grande partie de sa génération élevée sous la dictature crépusculaire de Ceausescu et sacrifiée sur l'autel de la transition démocratique.
    Construit au fil d'anecdotes et de saynètes, L'Enfance de Kaspar Hauser est composé de deux parties : l'enfance avant la révolution et la jeunesse dans les années 90. Le roman, vivant, tendre, parfois drôle et toujours très intelligent, dit aussi la force de l'instinct de survie conjugué à la puissance destructrice des changements sociaux et politiques.

  • Ce troisième tome des Nouvelles Intégrales d'Edgar Allan Poe regroupe les derniers textes publiés de l'auteur, alors que les difficultés et les malheurs s'abattent sur lui. Moins connues en France que celles du tome 2, ces nouvelles sont particulièrement originales, plus noires et plus volontiers fantastiques, parfois complexes et d'une très grande ambition littéraire. La lettre dérobée, Un récit aux monts crénelés, La vérité concernant le cas Valdemar figurent parmi les chefs-d'oeuvre de l'auteur.

  • Ce deuxième tome des Nouvelles Intégrales d'Edgar Allan Poe rassemble les textes les plus célèbres de l'auteur, écrits à trente ans passés alors qu'il est à peu près installé dans la vie et reconnu comme écrivain. Certains d'entre eux comptent parmi les chefs-d'oeuvre de la littérature, que ce soit dans le genre de la nouvelle, du roman policier ou du fantastique, tels Les crimes de la rue Morgue, La fosse et le pendule ou Le Scarabée d'Or.

  • Imperium est l'histoire vraie d'August Engelhardt, qui s'exila au début du XX e siècle en Nouvelle-Guinée allemande pour fonder une colonie d'un genre nouveau - reposant entièrement sur la culture de la noix de coco. Cependant, ce qui commence comme la biographie romancée de l'un des pionniers allemands du nudisme et du végétarisme devient rapidement le rêve éveillé d'une époque et d'une géographie proche et lointaine à la fois. Avec une ironie déconcertante, réconciliant la farce et la poésie, Christian Kracht poursuit une oeuvre littéraire des plus singulières, aujourd'hui traduite en plus de vingt-cinq langues.

  • Ce thriller psychologique d'une impitoyable ironie se déroule en une seule journée, et pour l'essentiel dans le huis-clos étouffant d'un appartement qui devient un personnage à part entière, avec son horloge qui sonne les heures et rythme l'intrigue. On retrouve des personnages voisins de ceux de Rue de la Chimère : un père malheureux, joueur compulsif ; une mère infantile et narcissique ; un petit frère négligé, mal aimé et gorgé de ressentiment ; une adolescente, sorte de Lolita révoltée, et son amoureux révolutionnaire, le fils du gardien.
    Ajoutons enfin l'amant de la mère et ami d'enfance du père, qui sera assassiné, et le policier chargé de l'enquête lui-même auteur de romans policiers. Les interrogatoires se succèdent et le suspens se tend comme un arc. On soupçonne tour à tour chaque personnage.
    Les comportements évoluent, les malentendus s'accumulent, jusqu'à la révélation finale. « Seul l'assassin est innocent », conclut le policierécrivain, car c'est son entourage qui, sans le vouloir, a guidé sa main.
    Telle est la morale d'une histoire foncièrement immorale.

  • Au début des années 1980, à la fac de Luton, près de Londres, Robbie, un adolescent de 17 ans né à Dublin, fait la connaissance de Fran, jeune homme d'origine vietnamienne incroyablement libre et extra- vagant. De leur étonnante amitié naît « The Ships in the Night », un groupe de rock, que rejoignent les jumeaux Trez et Seán. De leurs débuts en Angleterre et aux États-Unis jusqu'à leur succès inattendu, et sans occulter leur séparation, Robbie tente de se sou- venir de tout, bien des années plus tard. Alcoolique repenti, il ne joue plus de guitare et n'a pas revu Fran depuis la dissolution du groupe. En écrivant leur his- toire commune, c'est un ami, un frère, qu'il cherche à retrouver. C'est alors que Trez et Seán organisent une soirée à Dublin pour les réunir tous...
    Roman musical, Maintenant ou jamais est aussi le huis-clos psychologique de quatre jeunes gens liés pour toujours par les aventures rock de leur jeu- nesse. Un récit sur l'amitié, ainsi qu'un témoignage ironique sur les dérives du star système et l'impor- tance en Grande-Bretagne de la musique pop rock des années 1980.

  • Nous sommes en 1817 et ce n'est pas sans amertume qu'Adam Bolitho débarque du Sans-Pareil pour devenir capitaine de pavillon de l'Athéna, au côté du vice-amiral Bethune, illustre ami de son oncle Richard. Dans les mers chaudes d'Antigua, quelques bâtiments britanniques traquent les négriers qui sévissent encore en dépit des interdictions promulguées par les puissances européennes.
    Peu à peu, les vieux compagnons de Sir Richard Bolitho quittent la scène et c'est tout une époque de la marine britannique qui connaît son épilogue. Les compagnons d'Adam, Luke Jago, David Napier, prennent peu à peu le relais. Plus que jamais, le destin d'Adam Bolitho est en marche Côté coeur, Adam et Lowenna tombent dans les bras l'un de l'autre, tout comme Bethune et Catherine Somervell.

  • « L'avez-vous identifié ? » Convoquée à l'Institut médico-légal de Paris, Ülkü reconnaît sans peine le corps étendu devant elle. Il s'agit du diplomate turc Arin Murat, assassiné la veille. L'homme politique. Son amant, son seul amour. Autour de cette passion inouïe, mise à mal par la lâcheté et les préjugés de l'homme, passion aussi nourricière que destructrice, surgit l'histoire de la Turquie depuis les années 70. Sont décrits les dictatures militaires, les bourreaux et leurs victimes, une jeunesse sacrifiée et engagée, réclamant le droit à la parole et à la liberté la plus élémentaire.
    Sur ce panorama tissé d'amertume et de colère se détache, flamboyante, Ülkü, personnage obsédant qui traverse tête haute et le coeur endurci les tourmentes politiques et sociales, culturelles aussi, qui ont secoué son pays, le Moyen-Orient, l'Europe et le monde.
    Ülkü, qui a connu dans sa chair la torture, l'exil, les deuils, la peur et les ténèbres, contemple le désastre avec aplomb d'abord, puis souffrance et bientôt de moins en moins d'espoir.

  • Qui était réellement Robert Ross ? En adoptant le procédé des récits croisés, Timothy Findley assemble les pièces du puzzle de la vie de Robert Ross, canadien de dix-neuf ans, parti se battre en 1915 sur le front belge d'Ypres. Tour à tour les derniers témoins de l'existence de ce soldat racontent l'homme qu'il a été depuis son enfance à Toronto jusqu'à Ypres, ses milliers de cadavres et ses tranchées boueuses, en passant par sa traversée de l'Atlantique à fond de cale et son entraînement militaire en Alberta.
    En Angleterre d'abord, en France ensuite, puis à Ypres, Robert découvrira ce qu'est de vivre au coeur de l'enfer. Il connaitra l'amitié quasi amoureuse, le plaisir physique, la violence, la colère, la haine. L'éblouiront Barbara d'Orsay et son égoïsme de femme fatale, Eugene Taffler, l'homme ambigu qui lui enseignera l'art de tuer. Et toujours, il culpabilisera de n'avoir été aux côtés de sa soeur, Rowena, aux derniers instants de sa vie.
    Au fil de ce journal de guerre polyphonique, s'ouvre une méditation sur la violence, la lâcheté, la peur et la souffrance qui s'insinuent jusque dans le cerveau des hommes.

  • Jeune écrivain engagé, Klaus Mann (1906-1949) a assisté à la montée en puissance du parti nazi puis à l'avènement d'Adolf Hitler. Dès le début, il multiplie textes et prises de paroles pour mettre en garde ses amis, ses lecteurs et toutes les bonnes volontés contre la barbarie et la guerre qui s'annoncent. Il assiste à la défaite de l'Allemagne « des poètes, des penseurs et des musiciens de génies », mais ne renonce pas à se battre, même quand il est contraint à l'exil puis déchu de sa nationalité. Car il ne s'agit pas d'une simple révolte de la jeunesse, de l'humiliation d'une guerre perdue ou du désespoir né de la crise écono- mique. Il s'agit au contraire de dénoncer une barba- rie nouvelle, une barbarie qui n'a besoin que de notre indifférence et de notre paresse pour prospérer. Une barbarie, surtout, qui menace le monde entier.
    Alors que les livres et les articles prolifèrent aujourd'hui pour offrir analyses et réflexions nou- velles sur les attentats de janvier et de novembre 2015 à Paris, et sur leurs conséquences politiques, il nous semble plus urgent que jamais de relire Klaus Mann.

  • Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français.
    Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.

  • Le jeune Timothy Gedge vit à Dynmouth, petite cité tranquille du Dorset, à la fin des années 60.
    Pervers, rusé et impudent, l'adolescent s'introduit chez ses voisins dans l'idée de détruire la fade tranquillité de leurs jours et de leurs nuits.
    Voici ce que raconte l'adolescent sur son voisinage : le capitaine Gordon Abigail est soit disant attiré par les jeunes garçons ; Mrs Dass et son mari n'ont rien fait pour retenir leur fils unique aujourd'hui enfui ; Mr Plant lorgne les femmes et en trousse certaines ; pire, le père de Stephen a sans doute tué sa première épouse.
    Oui, c'est ce que clame à qui veut l'entendre et souvent aux intéressés eux-mêmes le jeune Timothy.
    /> Mais de ce qu'il a raconté, insinué, affirmé, où sont les mensonges et où est la vérité ?
    À lire ce roman glaçant et superbement écrit, on se prend à songer aux enfants sans morale et d'une infinie cruauté du film de Michael Haneke, Le Ruban blanc.

  • Un écrivain hongrois qui vit à la campagne décrit mois après mois le cours d'une année. Il se demande si c'est la dernière, revisite ses souvenirs, écrit le présent au fil de son passage.

    Mêlant l'essentiel au dérisoire, suivant le fil ténu de pensées qui vont et viennent, Péter Nádas livre ici un livre aussi intime que profond.

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