Nouriturfu

  • « Si vous attendez de ce livre un petit bouquin distrayant, passez votre chemin (non revenez, on va rire un peu quand même). Attention, ça va piquer : le monde du vin est largement sexiste, classiste, raciste, LGBTphobe et validiste. La bonne nouvelle c'est qu'on peut tenter de comprendre ce qui nourrit ces inégalités pour y remédier. Avec l'éclairage de linguistes, sociologues, anthropologues, mais aussi les témoignages de professionnel·les ou d'amatrices et amateurs de vin, j'ai exploré son langage, démêlé l'écheveau complexe et souvent tordu que constitue le vocabulaire du vin, décortiqué tout ce qui coince : misogynie, invisibilisation, harcèlement, plafond de verre, manque de légitimité... Les obstacles sont nombreux. Dans ce manifeste, je propose donc d'autres façons de s'exprimer un verre à la main, plus respectueuses de la diversité du mondovino. Parce que la langue est un outil d'émancipation et qu'on a tout à gagner à redonner du sens aux mots partage et convivialité ».

    Sandrine Goeyvaerts est caviste dans la région de Liège, sommelière, journaliste et autrice. Le Manifeste pour un vin inclusif est son cinquième livre.

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  • Pourquoi y a-t-il si peu de femmes dans les kebabs ? Qui a décidé que les hommes n'aimaient pas le rosé ? Pourquoi le végétarisme est-il perçu comme un régime dévirilisant ? Les femmes jouissent-elles vraiment en mangeant un yaourt ?
    Rien n'échappe aux injonctions genrées, surtout pas la nourriture. En matière de bouffe, ces règles, tacites ou officielles, sont partout : de la Rome antique aux menus des restaurants, en passant par la publicité et les repas de famille. Elles façonnent le genre et renforcent les stéréotypes sexistes, avec des conséquences réelles sur la planète et la santé des femmes et des hommes qui les subissent.
    Entre goûts innés, constructions culturelles et pensée magique, Steaksisme met les pieds dans le plat pour en finir avec les préjugés.

  • "La race est particulièrement visible dans l'alimentation. D'abord parce que le concept fut inventé pour justifier la gourmandise de certain·es Européen·nes. Ensuite parce que la nourriture prend une telle place dans nos vies - la majorité d'entre nous mange trois fois par jour - que les restaurants, les supermarchés ou les cuisines sont des lieux privilégiés pour créer et perpétuer les constructions sociales.
    Si je vous dis maintenant que le racisme, tel qu'on le connaît aujourd'hui, trouve son origine dans une histoire de sucre, vous risquez d'avoir du mal à l'avaler. C'est pourtant vrai. Le racisme s'est installé dans les têtes des Européen·nes en même temps que le sucre arrivait sur leurs tables. La corrélation n'a rien de fortuit. Ce système de pouvoir fut précisément créé pour que les Européen·nes puissent consommer du sucre en ayant la conscience tranquille.
    Et l'industrie alimentaire l'entretient depuis". Dans Voracisme, l'auteur mène l'enquête sur les liens consubstantiels entre racisme et alimentation, depuis l'esclavagisme dans les cultures de cannes à sucre au 17e siècle jusqu'aux cuisines de nos restaurants, en passant par l'histoire du marketing alimentaire.

  • Vigneronnes propose de découvrir une centaine de femmes qui excellent à faire le vin d'aujourd'hui. Parfois en solo, parfois en couple ou en famille ; renommées ou dans l'ombre, dans des appellations prestigieuses ou sur des terroirs sans pedigree et en vins de France : toutes méritent un bon coup de projecteur.
    Aujourd'hui, les femmes du vin sont là, actives, autonomes, de plus en plus visibles et de plus en plus nombreuses, qu'elles reprennent un domaine familial ou le créent de toutes pièces suite à une reconversion. Ce guide vous entraîne à leur rencontre, dans toute leur diversité de caractères, de pratiques vinicoles, de parcours personnels ; sans oublier, bien sûr, leurs vins remarquables !

  • Surnommé l'avocat du vin naturel, Éric Morain a livré de nombreuses plaidoiries devant les tribunaux en faveur de ce vin jugé rebelle. Après avoir défendu des vignerons emblématiques comme Olivier Cousin ou Alexandre Bain - et gagné tous ses procès - il prend ici la plume pour nous conter, avec humour et conviction, ce combat juridico-humain pour un vin et une agriculture libérés de la chimie folle et de la pieuvre administrative... Son mot d'ordre ? Buvez nature !

  • « Quel rapport entre le patriarcat et une entrecôte ? Où se cachent les cheffes ? L'agriculture est-elle une affaire de mecs ? » Dans une époque devenue si sensible au slow food, si attentive aux tendances culinaires, nous nous voilons trop souvent la face sur la place de la femme dans l'organisation de cet acte essentiel qui est celui de (se) nourrir. Rapports ambigus ou destructeurs entre chair et chère, domestication et émancipation, genre et gastronomie...
    Avec ce livre, nous tentons d'expliquer par le menu comment nourriture, sexe et genre féminin demeurent intimement liés, et comment l'alimentation a toujours permis d'asservir les femmes.

  • Ce guide se propose de rendre réellement ludique le parcours du lecteur dans l'univers de la cuisine, à la manière des « livres dont vous êtes le héros» - ou l'héroïne : choisir et acheter les meilleurs ingrédients, les préparer, les associer, mitonner de bons petits plats... Autant d'épreuves à surmonter pour chaque lecteur, à travers un cheminement original et singulier, suivant ses connaissances et de ses envies ;
    L'idée étant d'apprendre un grand nombre de choses sur la cuisine, sujet réputé compliqué voire barbant, tout en se distrayant. Manger est un plaisir, la découverte de la cuisine et son apprentissage devraient naturellement l'être aussi. Et ce livre ne s'adresse pas qu'aux débutant·es, il regorge aussi de conseils et d'enseignements affutés.

  • Saviez-vous que les Mésopotamiens brassaient l'orge bien avant d'avoir inventé la roue ? Mais que la bière moderne est née en Picardie - une invention attribuée au cousin de Charlemagne. Quant aux premiers distillateurs, ils étaient chassés tels des sorciers avec leur eau de feu. Les femmes et le vin blanc ? Ce cliché relou date de la Grèce antique. Le café ? Début 18e, une tasse coûtait la moitié du salaire quotidien d'un ouvrier. Et quand a-t-on cessé de distribuer des bonbons au pastis aux enfants ? Et quand Coca-Cola a-t-il retiré la cocaïne de sa recette ? En déconstruisant les mythes et clichés qu'on trouve au fond de nos verres, de nos chopes, de nos tasses, de l'Antiquité à nos jours, on comprend mieux le monde qui nous entoure... Après Bouffes bluffantes, bienvenue sur la route de la soif !

  • Ce guide propose de rendre ludique le parcours d'apprentissage du lecteur dans le monde du vin - à la manière des « livres dont vous êtes le héros ». Le découvrir, le connaître, le reconnaître, le choisir, l'acheter, le conserver, le déboucher, le goûter, le boire, l'offrir... sont autant d'étapes proposées à travers un cheminement original et singulier pour chaque lecteur, en fonction de ses connaissances et de ses envies ; l'idée étant d'apprendre un grand nombre de choses sur le vin tout en se distrayant. Qu'on s'y connaisse déjà un peu ou beaucoup, pas de crainte, ce livre ne s'adresse pas qu'aux débutant?e?s, il regorge aussi de conseils affutés et d'enseignements inédits (il aborde par exemple l'élevage du vin en peau de boeuf ou révèle encore l'existence de cépages très méconnus comme le « cornichon rose » !). Sauf à ce qu'en route on ne tombe « dans une fosse pleine d'un vilain picrate bouillonnant », et là, pas de triche, retour immédiat à la case départ...

  • Pourquoi le camembert est-il le fromage national des Français ? Pourquoi met-on du sucre dans le café, et pas du sel, comme c'était l'usage dans certains pays ? Et d'ailleurs, pourquoi boit-on du café ? Pour répondre, il faut se plonger dans l'histoire culinaire et politique de notre continent, repartir deux mille ans en arrière et remonter au fil des évolutions de notre alimentation. En déconstruisant les mythes qu'on trouve au fond de nos assiettes (non, la tartiflette n'est pas un plat traditionnel, le kebab sandwich n'est pas un plat turc et le foie gras ne vient pas du Sud-Ouest), on comprend mieux le monde qui nous entoure, de la cuisine jusqu'à la politique. Avec humour et néanmoins rigueur scientifique, l'auteur démonte en 20 chapitres ciselés nos idées reçues les plus ancrées et délivre de savoureuses et étonnantes anecdotes sur l'histoire vue par la lorgnette de la gastronomie, aidé par Paul Boudier, chef, qui propose ses conseils culinaires avisés.

  • Vous aimez la truffe ? Vous devriez alors aussi aimer les limaces sans lesquelles cet or noir ne verrait jamais le jour. Une motte de terre ? Entre les vers, "maîtres affineurs du sol" , et les champignons, dont les filaments mycéliens parcourent l'équivalent d'un Paris-Tokyo par m, "c'est le Bronx" ! La vie grouille partout, l'organique se combine avec le minéral, et tout s'enrichit, tout se crée.
    Bien sûr, "comme dans les histoires de mafia, tout commence avec la roche-mère... " . Cette observation scientifique du vivant, au sein de son environnement, montre à quel point sa préservation et sa compréhension sont essentielles. L'agriculture moderne gère le vivant, en le contraignant (monocultures, engrais) ou en l'éliminant (herbicides, pesticides). Le geste de l'agronome est radicalement différent ; c'est une recherche d'équilibres, qui tend vers un certain idéal : celui de systèmes agronomiques autosuffisants, qui peuvent ainsi pratiquement se passer de toute intervention brutale...
    Pure agro-utopie ? Que nenni ! Agronome globe-trotter, Cédric Rabany démontre avec rigueur, style et humour, en quoi notre agriculture actuelle, accro aux engrais et aux pesticides, est obsolète ; en se basant sur des modèles existants à travers le monde - qu'il a parcouru de long en large - l'auteur présente enfin d'autres voies agricoles, plus saines et pérennes, qu'il serait temps d'explorer à grande échelle.

  • Ce livre révèle les meilleurs cavistes indé de France (et d'ailleurs) en présentant leurs caves pour ce qu'elles sont vraiment - autant de mines d'or du vin - et les cavistes eux-mêmes comme les meilleurs prescripteurs en la matière, loin devant les critiques et journalistes spécialisés, parce qu'ils sont bien plus en contact que ces derniers avec les vigneron·nes (qu'ils croisent sans cesse, dans les salons, dans leur cave, sur leur domaine...) ; ce sont eux et elles les vrais dénicheurs, les « libraires » du vin ! Vous aurez d'ailleurs droit, au fil des pages, à leurs derniers coups de coeur.
    Ces cavistes exigeants, passionnés, s'attachent aussi à proposer des vins accessibles à toutes les bourses : ils sont ainsi les garants - et les garde-fous nécessaires - d'un vin artisan populaire.

  • "Je pensais être cuisinier : avoir eu la chance d'avoir choisi un métier beau, vieux et simple, et de l'avoir fait exactement au moment où ce métier devenait cool et fascinant aux yeux de tout le monde. Je pensais être cuisinier, et j'ai découvert que j'étais l'un des innombrables soldats d'une guerre sans quartiers ni tranchées : une guerre invisible, qui oppose des troupes inconscientes et désorganisées, qui se battent sans savoir ce qu'il y a à gagner. Le front des identités culinaires que j'aimerais raconter se cache dans les réseaux sociaux, dans les cantines scolaires, au Franprix, dans les magasins bio, dans les palaces, les brasseries, les néo-bistrots, dans les guides gastronomiques, dans les épiceries fines et dans celles qui n'ouvrent que la nuit. La bouffe est violemment rentrée dans le panthéon de la culture pop, et la culture pop est anarchiste, violente, conservatrice, sans scrupules, réactionnaire, révolutionnaire et sentimentale. Les plats, les idées et les recettes circulent à une vitesse jamais vue. Je voudrais raconter un morceau de l'histoire de cette guerre que nous vivons. Je voudrais écrire un livre d'histoire et d'analyse sans qu'il ait l'air de l'être, comme ont pu parfois le faire certains soldats qui écrivaient depuis le front. Il n'y aura pas de théorie, pas de mot définitif sur telle ou telle question : il y aura les choses que j'ai vues, que j'ai mangées et que je n'ai pas voulu manger, les choses que j'ai cuisinées et celles que je n'ai pas été capable de cuisiner. Il y aura aussi des recettes : elles seront simples, faciles, traditionnelles, hérétiques et radicales. Des recettes pour survivre dans ces temps de nourritures violentes."

  • Pour la première fois dans l'histoire de la cuisine française, ce guide recense les femmes cheffes du pays par centaines, révélant ou confirmant leur talent, mais leur donnant surtout la visibilité qu'elles méritent.

    Parce que le chef n'est pas toujours un homme à toque ou un barbu tatoué, il est aujourd'hui grand temps d'explorer la diversité des restaurants tenus en France par des femmes.

    Présentes dans toutes les régions, élaborant une cuisine sophistiquée, innovante ou traditionnelle, voici plus de 500 femmes qui renouvellent le genre gastronomique et le métier de chef... Venez à leur rencontre !

  • Les mets sont des messages, des déclarations d'amour parfois (très) crues ou bien cuites (d'avance ?). Alors que faut-il mettre sur la table quand on cherche à séduire quelqu'un ? Quelles stratégies culinaires élaborer pour arriver à ses fins ? A quelle sauce va-t-on le/la manger ? Car cuisine, sexe et amour sont intimement liés, surtout dans un moment aussi crucial qu'un rendez-vous sentimental.
    A travers vingt témoignages inédits et autant de recettes surprenantes, les auteures nous entraînent avec humour et humanité sur le terrain de plats qui ont - avec plus ou moins de succès - amené ces hommes et ces femmes, jeunes ou moins jeunes, à conclure... pour une nuit ou toute la vie !

  • La spécialiste mondiale du vin naturel Alice Feiring traverse les terres originelles du vin, la Géorgie, et nous livre le récit édifiant de ses rencontres :
    Depuis la sage éleveuse de vers à soie Lamara jusqu'au dernier vigneron de Staline, en passant par deux chasseuses de vin naturel japonaises, sans oublier bien sur tous ces vignerons géorgiens, hommes et femmes qui ont de l'or liquide entre les mains.

  • La Grande bouffe, Pulp Fiction, La Soupe aux choux, le Festin de Babette, Ratatouille, American Beauty, Peau d'âne... Voici réunis une vingtaine de films dans lesquels la nourriture joue un rôle mythique ou plus anecdotique ; autant de plats vus au cinéma qui, grâce au talent et à l'imagination des chef-fe-s, sautent de la toile à l'assiette : c'est Cheforama !

    Studieusement décortiquées ou complètement réinventées, les recettes inédites que nous offrent la quinzaine de chef-fe-s invités par Ava Cahen, fine critique ciné et fourchette tout aussi acérée, font sérieusement saliver... Le pain énergiquement pétri dans le célèbre film de Pagnol, La Femme du boulanger ; les nouilles réconfortantes (avec leur ingrédient secret) de Kung-Fu Panda ; le couscous orgiaque de La Graine et le mulet... Qui n'a jamais désiré franchir l'écran pour les goûter, les dévorer ?

    Accompagnées d'un décryptage en règle de la scène convoquée, saupoudrées de croustillantes anecdotes de coulisses, ainsi que d'illustrations mêlant fantasme cinématographique et réalité, la révélation de ces recettes ne laisse qu'une alternative : courir revoir les films ou se mettre aux fourneaux !

    Avec la participation des chefs : Pierre Sang Boyer, Claire Damon, Xavier Jarry, Johan Barre, Maxime Bussy, Alessandra Montagne, Mathieu Moity, Arnaud Tabarec, Sho Ashizawa, Nordine Labiadh, Jean-Philippe Colin-Brandyet et Thierry Facheaux, Mikaela Helena Liaroutsos, Tommaso Melilli, Kristin Frederick, Xavier Jarry, Mary Quarta.

  • La pire espèce

    Fabien Granier

    Tuer. Tuer des bêtes. Mais tuer avec le respect dû à l'animal qu'on abat, en lui évitant le stress, la terreur qui gâche la viande. Un flash de métal au cou, par surprise, et tout est fini. C'est le travail de Nathalie, la dernière bouchère du bocage. Elle officie dans les fermes, à des années-lumière des abattoirs et des supermarchés, où terminent légions de bêtes maltraitées.
    Fière et blessée, Nathalie s'attache à la vision d'une société paysanne idéalisée, quitte à se mettre à l'écart de ses contemporains. Mais autour d'elle, une épidémie rôde entre les bêtes et les hommes, les attentats se multiplient, au loin, d'abord, puis plus près.
    Bousculée par le discours brutal d'un parti populaire, Nathalie va bientôt choisir l'implication. Le combat comme l'amour. Elle mue, entame un parcours qui l'amènera à côtoyer un vaste échantillon des formes de violences, ses manifestations plus ou moins intimes, plus ou moins aveugles ; une violence qui ébranle l'humanité... ou la régénère ?

  • Faust food - 66,6 recettes infernales Nouv.

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