Frédérique Germanaud

  • En partant à la recherche des lieux réels ou imaginaires de la vie et de l'oeuvre de Pascal Quignard, l'auteur se lance dans un voyage aventureux et chaotique, parfois picaresque autant qu'introspectif (la solitude, même dans l'altérité). Avec, en chemin - peut-être - l'apprentissage ou la découverte d'une forme de liberté ou de libération.

  • Pendant une année sabbatique, de juillet 2015 à juillet 2016, Journal pauvre interroge ce qu'est subsister sans salaire et se consacrer à l'écriture. Cueillette, glanage, troc, une économie s'organise pour que vivre ne soit pas seulement survivre.

  • Lendemain de l'indépendance de l'Algérie. Il faut tout apprendre de la métropole pour les centaines de milliers de familles pied-noir rapatriées aux quatre coins de la France. Dans le travail mémoriel qui est celui de l'auteure, comment accorder ce monde d'hier à un quotidien ancré dans le présent, où la nostalgie n'a plus sa place ? Interrogeant avec obstination la destinée familiale, c'est aussi l'empreinte de l'Histoire, la transmission et la notion même de racines que celle-ci remet en question. « Ce n'est pas un travail scientifique ou historique que j'ai entrepris, mais une opération alchimique sur une matière rétive » écrit Frédérique Germanaud. Dans un récit documenté que balisent les traversées successives de la Méditerranée, ce sont lieux de vie, douleur de l'exil et Algérie d'aujourd'hui qui se mêlent dans la quête d'une vérité émancipatrice du passé.

  • Entre fantasme et réalité, ce roman reprend les thèmes qui traversent l'oeuvre de Frédérique Germanaud : la solitude, la difficulté à rester debout, l'écriture. D'une densité surprenante, Courir à l'Aube impressionne par sa force et sa puissance évocatrice.

  • Fluviale... Le livre commence par l'immobilité d'un désert qui permet (qui impose) la réflexion et l'introspection. Puis les récits se développent aux abords d'un fleuve qui pourrait être hi Loire. Chaque personnage garde en lui, secrètement, les raisons qui l'ont amené à choisir, en derniers recours, et avec un certain bonheur, un équilibre certain, son lieu de vie ou de repli...
    L'ultime récit, le Silence des hérons, met en scène un "vieil écrivain" qui pourrait bien être Julien Gracq... L'auteur puisant dans la matière intime, il lui a semblé intéressant, plutôt que d'expliquer l'origine de ses nouvelles, de leur donner un prolongement, de les faire entrer en écho avec des textes autobiographiques. Tel est le projet de ce recueil.
    />

  • Une lettre arrive ; un voyage est nécessaire. Commence alors pour la narratrice un road trip introspectif et intime, au cours duquel les images du passé et plus certainement celle de l'homme qui fut jadis son compagnon achèveront, peut-être, de disparaître.

  • Quatre-vingt-dix motifs : trente séries de trois paragraphes en filiation, se faisant progressivement écho, et développant, le temps d'une saison écrasée de chaleur, un récit de femme, contemplatif, sensuel et discrètement féroce.

empty