Charlotte Perkins Gilman

  • Une femme victime de dépression post-partum, une vieille demeure, une chambre tapissée de jaune. Cest dans ce décor oppressant que Charlotte Perkins Gilman écrit un journal intime qui aurait pu être le sien, celui dune femme séquestrée par son mari médecin. Le papier peint devient alors son seul horizon, où se projettent hallucinations et apparitions fantomatiques. A mesure que le huis clos sinstalle, le lecteur senfonce dans les pages et la folie.
    Ce récit psychologique empreint dun engagement féministe davant-garde est une charge contre le patriarcat et lobscurantisme médical de la fin du XIXe siècle, qui résonne toujours aujourdhui. Et vous, que verrez-vous apparaître derrière le papier peint jaune ?

  • Trois Américains, intrigués par des légendes locales, découvrent sur une haute montagne un pays grand comme la Hollande. Devenus les premiers mâles à visiter Herland en près de deux mille ans, ils y découvriront, à leur grand étonnement, une société entièrement féminine.
    Herland est l'une des utopies féministes les plus réussies qui furent jamais écrites. Paru en 1915 sous forme de feuilleton dans le magazine de Charlotte Perkins Gilman, The Forerunner, qu'elle rédigeait en totalité, y compris les annonces publicitaires, ce roman rencontra un grand succès en son temps avant d'être oublié pendant plusieurs dizaines d'années. Redécouvert par la nouvelle génération féministe des années 1960, Herland paraît pour la première fois en poche.

  • Une jeune mère tombe en dépression grave et accepte de se faire soigner selon une méthode nouvelle: une "cure de repos" d'un genre radical, qui s'apparente en fait à une séquestration pure et simple. L'idée du mari médecin: après un régime de privation si draconien, la femme livrée à des idées d'émancipation n'aura qu'une idée... échapper à sa prison pour retrouver enfin une vie "normale" et les doux plaisirs du foyer. Cependant, l'héroïne de La Séquestrée- ainsi qu'avait fait l'auteur avant elle - ne réagit pas comme l'avait prévu la Faculté. Enfermée dans une chambre tapissée de jaune où elle n'a d'autre loisir que de se vautrer sur le lit qu'on lui a préparé à même le sol, ou de se casser les ongles contre une porte fermée à clé derrière laquelle le mari veille, elle s'enfonce dans l'étrange régression qu'induit cette situation inédite... mais pour mieux se convaincre que celle-ci ne diffère en rien de celle que la société a voulue pour elle.

  • « Dans mon enfance, j'ai beaucoup appris grâce aux histoires. Ce qui m'a le plus marquée, c'est que les méchants utilisaient leur cervelle et parvenaient toujours à quelque chose. [...] Aussi j'ai pensé qu'on avait besoin de gentils qui avaient quelque chose dans le crâne, des gentils actifs, et non pas des nouilles passives. «Un méchant gentil. Est-ce que ça n'existe pas ?» Alors, peu à peu, j'ai décidé d'en être un ».

    Benigna déborde d'optimisme ; rouée, futée, elle se présente comme la descendante de Machiavel.

  • Quelque part sur Terre, existe un pays totalement isolé et composé uniquement de femmes. Depuis 2000 ans, elles construisent une société bienveillante, paisible, écologique dont le seul enjeu est celui du bien-être des futures générations.
    Trois jeunes explorateurs, de tempéraments différents, partent à la découverte de ce pays avec, dans leurs bagages, tous les clichés du monde moderne et leurs a priori sur la gent féminine. La rencontre de ce peuple et de cet univers improbable mettra à terre toutes leurs convictions !
    Les femmes d'Herland, elles, se questionnent sur cet autre monde d'où viennent ces étrangers, humains comme elles... Quelle sera la conclusion de ces « retrouvailles » ?

  • Après la parution en octobre 2018 de «Herland», de Charlotte Perkins Gilman, Les Petites Manies proposent dans cette nouvelle édition trois nouvelles de la même autrice : «La Glycine géante», «Le Rocking-Chair» et «La Cabane».
    «La Glycine géante», sorte de conte fantastique, revisite un lieu commun souvent utilisé dans ce genre : la maison hantée. Cette nouvelle, qui se déroule en deux temps et recouvre une période de plusieurs décennies, évoque la persistance d'un mal qui continue de croître sous forme végétale ! Mais ce mal n'est pas cette glycine géante qui s'épanouit et envahit la façade de la demeure, comme pour étouffer les crimes du passé. En fait, il représente la rigidité, l'orde moral et l'univers archaïque dans lequel les femmes subissent l'autorité d'un père ou d'un mari, ces hommes étant parfois eux-mêmes esclaves de ces normes et de ces mêmes tabous.
    La maison hantée représente l'enfermement de la femme dans le carcan patriarcal et dans une position pré-établi où les options sont limitées et les attitudes stéréotypées.
    Dans ces trois nouvelles, les maisons évoquées par Gilman, ont ceci d'étrange qu'elles ne sont que des lieux de passage sans véritable agrément, mais jouissant d'un caractère très particulier.
    «La Glycine géante», est la première nouvelle écrite par Charlotte Perkins Gilman. On y découvre déjà les prémices d'une dénonciation de la société patriarcale ainsi que l'affirmation de son combat féministe.

  • 'The color is hideous enough, and unreliable enough, and infuriating enough, but the pattern is torturing.' Written with barely controlled fury after she was confined to her room for 'nerves' and forbidden to write, Gilman's pioneering feminist horror story scandalized nineteenth-century readers with its portrayal of a woman who loses her mind because she has literally nothing to do. Introducing Little Black Classics: 80 books for Penguin's 80th birthday. Little Black Classics celebrate the huge range and diversity of Penguin Classics, with books from around the world and across many centuries. They take us from a balloon ride over Victorian London to a garden of blossom in Japan, from Tierra del Fuego to 16th-century California and the Russian steppe. Here are stories lyrical and savage; poems epic and intimate; essays satirical and inspirational; and ideas that have shaped the lives of millions. Charlotte Perkins Gilman (1860-1935). Gilman's work is available in Penguin Classics in The Yellow Wall-Paper, Herland and Selected Writings.

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