Alessandra Pierini

  • « Connais-tu le pays où fleurit l'oranger ? » chante la jeune Mignon dans le charmant opéra-comique en évoquant l'Italie où le bigaradier fut rapporté à l'époque des croisades, précédemment transmis par les Perses aux Arabes. Véritable invitation au voyage, le parfum délicat de la fleur d'oranger nous transporte immédiatement vers les effluves de la cuisine méditerranéenne et ses saveurs ensoleillées. Fleurs, feuilles, branches et fruits procurent chacun à leur manière de multiples fragrances et nuances comme autant de couleurs sur leur arbre. Les fleurs, très odorantes, sont d'un blanc pur. Le fruit, la bigarade, appelé communément orange amère, a une écorce épaisse et rugueuse et la pulpe, au goût puissant et acide, est impropre, fraîche, à la consommation mais excellente en confiture...

  • « C'est un brun presque noir, au caractère bien trempé, ténébreux, au regard limpide et brillant, au parfum intense d'une senteur aigre-douce tout en équilibre et délicatesse, une harmonie durable de notes boisées.
    C'est un élixir suave, un éloge à la lenteur dans tout ce qu'elle a de plus noble... Grace à sa progression continue selon les degrés de maturation ce condiment umami par excellence, miracle de la nature, enrichi à l infini de substances aromatiques, est un vrai dilemme à utiliser comme ingrédient. Je conseille de l'approcher avec dévotion et, humblement, le siroter tout seul en fin de repas, sans se soucier du temps qui passe. »

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  • Brioché, riche, moelleux, généreux, enveloppant dans ses effluves de beurre, de fruits confits et de raisins secs : c'est une exaltation de parfums et de saveurs, une consistance légère et alvéolée sous forme d'un grand pain sucré.
    C'est avec une tranche de panettone que les familles italiennes échangent leurs voeux de Noël. Entre histoire et légende, une tradition chargée de mythes et de symboles, on ne sait pas vraiment si ce gâteau est né d'une grave erreur ou d'un grand amour. La vérité historique lui attribue son origine au Moyen Âge, où, pour célébrer dignement Noël, la coutume était de garnir le pain quotidien au froment de miel, de zestes d'agrumes, de fruits secs et de beurre. Mais seul le pain milanais s'est transformé en panettone, avant de se répandre dans toutes les provinces d'Italie et bien au-delà.

  • « Disons-le : le citron est une passion qui ne connaît pas de limites ni de saisons. Cet agrume incontournable se récolte, selon les variétés, toute l'année pour le plus grand plaisir des gourmands. Certains aliments nous charment par leur parfum, d'autres par leur goût ou simplement par leur allure ou leur histoire. Moi, j'ai toujours été fascinée par le citron.
    J'aime d'abord sa couleur, un jaune pur et vif, qui rappelle la lumière du soleil et les étoiles, une couleur chaude comme chaude est son énergie. J'aime découvrir sa douceur cachée sous une acidité pimpante, son parfum intense et sans équivoque qui arrive toujours avant le gout dynamique et rafraîchissant. »

  • « Jouvencelle aux rondeurs appétissantes moulées de blanc virginal, cette belle italienne a su nous séduire.
    On l'aime pour sa candeur, sa souplesse, pour son délicat grincement sous la dent, pour son parfum, et pour sa magnifique entente avec l'émeraude du basilic ou la tomate rouge feu.
    Nourriture frugale d'un pays pauvre, la vraie mozzarella naît du bon lait des bufflonnes qui broûtent, imperturbables, dans les landes paludéennes au nord et au sud de Naples. Avec leur allure de bisons pantouflards, ce sont elles qui donnent le meilleur lait pour la faire. Les passionnés ne jurent que par elle. »

  • Je ne fume plus, je mange. Mais je peux aussi manger et fumer. Parfois, fumer n'est pas dangereux pour la santé.
    Dans l'ancien monde paysan, c'était même indispensable. Avec la fumée on conservait beaucoup d'aliments, surtout viandes et poissons pour s'assurer les provisions nécessaires pour passer l'hiver. Bien sûr, la conservation est un paramètre qui compte, mais plus trop de nos jours, où le goût a pris la place de l'utile. Fumer, une sorte de jouissance culinaire, quelque chose de très appétissant, de savoureux et de délicieux qu'on pourrait classer dans la famille des goûts umami, le cinquième goût comme l'appellent les japonais, celui qui relève les autres.

  • Le fenouil, dix facons de le preparer Nouv.

    Tiges croquantes ou bulbe ventru, graines, racines, fleurs ou fanes proches de l'aneth : tout dans le fenouil est bon à prendre, que celui-ci soit sauvage ou cultivé.

    La gracieuse silhouette du fenouil sauvage triomphe au bord des rivages et des champs. Son parfum puissant de bonbon d'antan rappelle la Méditerranée, la cuisine du Sud, le maquis et la mer. Ses tiges rameuses, surmontées d'ombelles garnies de fleurettes jaunâtres en guise de mini-feux d'artifice, se dressent au bord des chemins ou au milieu de la garrigue et des rocailles. Il invite à la récolte et excite l'appétit. Et puisque la cuisine est aussi parfois une histoire de sorcellerie, sachez que le fenouil était autrefois répertorié dans les livres de magie pour son pouvoir d'éloignement des esprits maléfiques. Un bouquet de fenouil sauvage suspendu au plafond protégerait même la maison des fantômes...

  • « Fermez les yeux et pensez à la meilleure chose que vous avez mangée dans votre vie. Laissez votre palais l'exprimer en silence. Regardez autour de vous, et faites revivre ces images, avec qui avez-vous partagé ce moment , dans quel contexte, où ? À l'ombre d'un pommier dans le jardin, à la chaleur du feu dans la cheminé, à la fraîcheur du bois pendant une randonnée ou avec les amis un soir d'été ? Aucune recette ne réussit sans une bonne dose de sentiment.
    J'en ai préparé des centaines de recettes de pesto, entre souvenirs et récits, mêlées d'une bonne dose de tradition et assaisonnées avec une des épices les plus parfumées, la nostalgie. » La recette du pesto « genovese » est en passe d'être inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO.

  • « Attention : Pépites ! Voici des ovnis dans le monde de l'édition culinaire. Ces Petits Précis en P des éditions du Pétrin ont ceci d'extraordinaire qu'ils sont avant tout émouvants. » (Jean-Michel Brouard, journaliste à Terre de vins) Des souvenirs d'enfance à l'étymologie, de la Sérénissime à aujourd'hui, de la Poenta du nord à la Farnata du sud, de la Poutia piémontaise à la Concia voisine, Alessandra Pierini nous convie à un voyage en Italie au fil de ses polente.

  • Produit du lait des vaches rouges des alpages d'Emilie Romagne, oeuvre de la patience et du savoir-faire d'hommes et de femmes aux gestes séculaires, Alessandra Pierini nus conte l'amour immodéré qu'elle voue au parmesan, fromage hors du commun, emblème national transalpin qui vieillit aujourd'hui à l'ombre de grandes banques d'affaires. Une saga qui ne manque pas de saveur !

  • C'est peut être sa consistance, sa couleur jaune ensoleillée, son parfum subtil et délicat, sa versatilité, sa simplicité. Il n'est pas nécessaire d'être des pros du fourneau pour la préparer : le seul ingrédient à rajouter à la farine, à l'eau et au sel, c'est la patience. 45 minutes devant la marmite à tourner la préparation pour en assurer la parfaite cuisson sans grumeaux et lui conférer un bel aspect lisse et crémeux.
    Recettes :
    La cuisson de la polenta Focaccia de polenta Bocconcini de polenta Polenta à la parmesane Hamburger de polenta Avec des restes de polenta Mini cakes de polenta Mousse de polenta Dolce de polenta Frittata dolce de polenta

  • La sauge, dix facons de la preparer - illustrations, noir et blanc Nouv.

  • Alessandra Pierini est italienne et épicière à Paris ; Sonia Ezgulian est d'origine arménienne et cuisinière à Lyon. Ces deux-là se croisent depuis des années, elles partagent la même passion des beaux produits et sont très impliquées dans la transmission culinaire. Alessandra et Sonia ont décidé de faire vraiment connaissance et de partir ensemble aux sources des pâtes, à Gragnano et à Naples pour célébrer l'art de vivre à l'italienne.
    Soutenues par Garofalo, pastificio à Gragnano, elles signent ensemble un ouvrage atypique, à la fois recueil de recettes et carnet de voyages ponctués par les dessins et collages de Sonia Ezgulian et les photographies d'Emmanuel Auger. Les deux complices confient aussi dans ce livre leurs meilleures adresses de restaurants et de producteurs pour découvrir les produits italiens indissociables des pâtes.

  • « Tout le mérite d'une bonne friture provient de la surprise... C'est ainsi qu'on appelle l'invasion du liquide bouillant, qui carbonise ou roussit à l'instant même de l'immersion, la surface extérieure du corps qui lui est soumis. Au moyen de la surprise, il se forme une espèce de voûte qui contient l'objet, empêche la graisse de le pénétrer, et concentre les sucs, qui subissent ainsi une coction intérieure qui donne à l'aliment tout le goût dont il est susceptible. » Déjà Brillat-Savarin nous délivrait un éloge à la friture presque comme une aventure amoureuse, un coup de foudre, un choc thermique, qui saisit l'aliment à l'improviste, l'oblige à se dénuder et à lui arracher sa saveur secrète ; l'enrobe d'une texture croustillante, croquante, explosive ;
    Le colore d'un jaune doré aux reflets caramel qui attire inexorablement nos papilles. Crépitante, fumante, parfumée et savoureuse : c'est la friture parfaite, gourmande, transgressive et irrésistible.

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