Hind : Lettres orientales

  • L'histoire du mouvement féministe en France dans les années 1970, période au cours de laquelle le mouvement se pacifie au profit d'un féminisme étatique fondé sur des avancées législatives en terme d'égalité et de laïcité. L'internationalisme des luttes est également abordé. Enfin, des pistes d'action pour un féminisme politique sont proposées.

  • Amin Maalouf Les Identités meurtrières Que signifie le besoin d'appartenance collective, qu'elle soit culturelle, religieuse ou nationale ? Pourquoi ce désir, en soi légitime, conduit-il si souvent à la peur de l'autre et à sa négation ? Nos sociétés sont-elles condamnées à la violence sous prétexte que tous les êtres n'ont pas la même langue, la même foi ou la même couleur oe Né au confluent de plusieurs traditions, le romancier du Rocher de Tanios (prix Goncourt 1993) puise dans son expérience personnelle, aussi bien que dans l'histoire, l'actualité ou la philosophie, pour interroger cette notion cruciale d'identité. Il montre comment, loin d'être donnée une fois pour toutes, l'identité est une construction qui peut varier. Il en dénonce les illusions, les pièges, les instrumentations. Il nous invite à un humanisme ouvert qui refuse à la fois l'uniformisation planétaire et le repli sur la «tribu».

    D'une voix pudique, sereine, Amin Maalouf énonce tout simplement des enjeux de civilisation pour le troisième millénaire.
    Henri Tincq, Le Monde.

    Un livre passionnant à l'heure où une conception hégémonique, marchande, de la mondialisation allume des mèches sous des barils de poudre.
    Jacques Coubart, L'Humanité.

    Par la voix de cet écrivain libanais de langue française, la vieille Europe nous fait encore partager la plus belle, le plus féconde de ses convictions.
    François Sureau, L'Express.

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  • Connaissez-vous le fou qui était sage ? il se nomme nasreddine hodja et ses brèves histoires ont fait le tour du monde : petits et grands malins y découvriront, derrière le rire, des vérités simples et lumineuses comme le jour.
    Un recueil de plus de 60 histoires tout en sagesse, à la lisière de l'absurde et de la raison.

  • En 1685, le Code noir défendait « aux esclaves de porter aucune arme offensive ni de gros bâtons » sous peine de fouet. Au XIXe siècle, en Algérie, l'État colonial interdisait les armes aux indigènes, tout en accordant aux colons le droit de s'armer. Aujourd'hui, certaines vies comptent si peu que l'on peut tirer dans le dos d'un adolescent noir au prétexte qu'il était « menaçant ».
    Une ligne de partage oppose historiquement les corps « dignes d'être défendus » à ceux qui, désarmés ou rendus indéfendables, sont laissés sans défense. Ce « désarmement » organisé des subalternes pose directement, pour tout élan de libération, la question du recours à la violence pour sa propre défense.
    Des résistances esclaves au ju-jitsu des suffragistes, de l'insurrection du ghetto de Varsovie aux Black Panthers ou aux patrouilles queer, Elsa Dorlin retrace une généalogie de l'autodéfense politique. Sous l'histoire officielle de la légitime défense affleurent des « éthiques martiales de soi », pratiques ensevelies où le fait de se défendre en attaquant apparaît comme la condition de possibilité de sa survie comme de son devenir politique. Cette histoire de la violence éclaire la définition même de la subjectivité moderne, telle qu'elle est pensée dans et par les politiques de sécurité contemporaines, et implique une relecture critique de la philosophie politique, où Hobbes et Locke côtoient Frantz Fanon, Michel Foucault, Malcolm X, June Jordan ou Judith Butler.

  • Souad Labbize est descendue "dans les caves de l'enfance", pour écrire ce témoignage en soutien à toutes les femmes et filles victimes d'agressions sexuelles. Rédigé en français, traduit en arabe, il pose dans ces deux langues des mots sur la douleur et la honte, sur la rudesse de la mère et l'indolence du père. Des cris horrifiés, sans compassion ni tendresse pour l'enfant violée, la projettent sur le chemin au bout duquel elle gagnera sa liberté et son indépendance.

    Souad Labbize a publié un roman, J'aurais voulu être un escargot (Séguier, ré-édition Éd. des Lisières) et deux recueils de poésie, Une échelle de poche pour atteindre le ciel (Al Manar) et Brouillons amoureux (Éd. des Lisières).

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  • Ce livre rassemble les lettres que Zehra Dogan, durant ses 600 jours d'incarcération, a adressées à Naz Öke, journaliste turque vivant à Paris et animatrice, avec Daniel Fleury, du site d'information Kedistan pour la liberté d'expression.
    C'est dans le cadre de la grande campagne de solidarité que ces derniers ont mené avec le PEN Club international que Naz Öke a commencé à écrire à la jeune journaliste et artiste kurde, qu'elle n'avait jamais rencontrée auparavant. Au fil de ces lettres se noue une très belle amitié entre deux femmes : « Zehra m'a dit en sortant de prison que nos échanges épistolaires lui avaient procuré des forces, car ils ont tissé un lien avec "la vie qui coule comme une rivière au-delà des murs gris" [...] Pourtant, pour moi, c'est elle qui fut une véritable source d'espoir, un rayon de soleil à travers les nuages sombres qui planent au-dessus du monde, pour préserver la précieuse conviction qui nous anime : "Nous aurons aussi des beaux jours ". » Pendant ces mois de détention, la jeune femme n'a cessé de créer, animant des ateliers de peinture avec ses codétenues dont elle dresse de très beaux portraits. Démunie de tout matériel, elle fabrique des pinceaux avec les plumes d'oiseau ramassées dans la promenade puis avec les cheveux de ses camarades qui les coupent pour elle, et des pigments avec tout ce qui lui tombe sous la main : sauce tomate, marc de café, épluchures de salade et de fruits, bouts de drap, et même du sang menstruel et de la fiente d'oiseau.
    Ces lettres révèlent une femme d'une générosité et d'une énergie exceptionnelles, une artiste surdouée, une poétesse, une militante pour la liberté des femmes et les droits des kurdes, soucieuse des autres et du monde. On n'a pas fini de parler d'elle... De grands artistes l'ont d'ailleurs soutenue, comme le peintre dissident chinois Ai Weiwei qui lui a écrit une lettre, ou l'artiste américain Bansky qui a créé à Manhattan une fresque en son hommage. Elle vit désormais à Londres où elle va exposer, ainsi qu'en Italie et en France notamment à l'Espace des femmes-Antoinette Fouque, à Paris, au mois de novembre 2019.

  • Tous des oiseaux

    Wajdi Mouawad

    Dynamitée par la violence du monde d'aujourd'hui, l'histoire intime d'Eitan, jeune scientifique allemand d'origine israélienne confronté à un violent conflit avec son père, montre comment, dans les luttes fratricides, il n'existe aucune réalité qui puisse dominer une autre. Tout conflit cache un labyrinthe où va, effroyable, le monstre aveugle des héritages oubliés. «Tous des oiseaux» est au programme du bac Théâtre 2019/2020.  

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  • « Tant que les lions n'auront pas leurs historiens, les histoires de chasse tourneront toujours à la gloire du chasseur », dit un proverbe bantou.
    C'est précisément le point de vue du lion que défend ici Dénètem Touam Bona en mettant en lumière, à travers la question du marronnage, l'action et la créativité des colonisés. Entre carnet de voyage, enquête anthropologique et méditation littéraire et philosophique, il narre l'histoire occultée des fugues, celles du « gitan » nomade, du soldat déserteur, du migrant « clandestin » et de tous les réfractaires à la norme, au contrôle ou à la domestication.
    Foucault l'a bien vu, « la visibilité est un piège ». Art de la disparition, le marronnage est plus que jamais d'actualité. Déjouer les surveillances, les profilages, les traçages marketings et policiers ; disparaître des bases de données ; étendre l'ombre de la forêt l'espace d'un court-circuit. Dans notre monde cybernétique où le contrôle en temps réel de l'individu est sur le point de devenir la norme, le nègre marron apparaît comme une figure universelle de résistance.

  • Le prophète

    Khalîl Gibrân


    porté par l'auteur dès l'âge de quinze ans, écrit et détruit trois fois en arabe, transformé au fil de cinq versions anglaises avant de paraître sous sa forme définitive en 1923, le prophète connut un succès instantané et fut traduit dans des dizaines de langues.
    imitant la simplicité du verset biblique, gibran y popularise un syncrétisme nourri dans le christianisme, le soufisme et le bouddhisme. inspiré par le zarathoustra de nietzsche, al-mustafa s'adresse à la foule avec des images simples et gagne l'universalité en proposant une méditation philosophique sans pesanteur logique. solitaire, taciturne, il prône la connaissance de soi pour se dissoudre dans l'ultime totalité et prêche une morale panthéiste soumise à la loi de l'éternel retour.


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  • Alors que la France est traversée par une crise identitaire, l'auteure s'interroge sur ses origines algériennes, son grand-père, un harki, et le silence de sa famille. Elle raconte le destin des générations successives entre les deux pays. Prix des libraires de Nancy et des journalistes du Point 2017, prix littéraire du Monde 2017, prix Landerneau des lecteurs 2017, prix Goncourt des lycéens 2017.

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  • En ce jour d'août 1982, les troupes israéliennes assiègent Beyrouth et la résistance palestinienne se résout à un nouvel exil. Prisonnier entre les murs de son appartement, dans la ville bombardée, Mahmoud Darwich tente douloureusement de rallier le territoire impossible de la mémoire. Pour dire la complexité du réel, les angoisses de l'enfermement, la folie de la guerre et l'au-delà des souvenirs et des espoirs, l'écrivain compose un récit mêlant dialogues imaginaires, textes du patrimoine arabe classique et poèmes en prose. Chronique amoureuse d'une ville où la violence mortelle a effacé les frontières supposées du corps et de l'esprit, de l'amour et du politique, Une mémoire pour l'oubli recueille les fragments d'un passé éclaté et témoigne de l'inévitable travail du deuil et de l'oubli.

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  • Rien ne se perd

    Cloé Mehdi

    Saïd avait quinze ans quand un banal contrôle policier lui a coûté la vie. Mattia, onze ans, ne le connaissait pas mais se sent pourtant en empathie avec lui face à la violence de la société et à la défection de sa propre famille : un père disparu, une mère absente et un frère indifférent. Prix Etudiant du polar 2016, prix Dora Suarez 2017, prix Mystère de la critique 2017.

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