Musique en liv(r)e

  • À sa parution en 1999, ce livre est d'emblée devenu la bible de la techno. Sicko vous entraîne sur les pistes de ce genre inclassable et en dépeint les figures pionnières, aussi fascinantes que diablement novatrices.
    C'est aussi le rêve collectif d'une ville, Detroit, que Sicko retranscrit : depuis les fêtes underground des années 80 jusqu'au boom électronique de la décennie suivante, en passant par les débuts des «Belleville Three», LES créateurs du son techno : Juan Atkins, Derrick May et Kevin Saunderson. Sicko décrit un véritable phénomène culturel, tant l'émergence de cette scène tient du miracle, une conjonction de facteurs inattendus et explosifs : une époque, un lieu, des moyens techniques et des personnalités hors du commun, qui éclaboussent encore la scène musicale mondiale.

  • Quel touriste étranger n'associe pas La Vie en rose à la France, qui ne s'est pas imaginé à Rome en écoutant Ti amo ou en Espagne avec La Macarena ? Ces mélodies populaires sont tellement ancrées dans l'imaginaire collectif qu'elles ne sont plus les icônes du répertoire de leur interprète, celui-ci se dissolvant au profit d'une voix nationale, mais deviennent le symboles de la nation, son porte-parole. À travers trois chansons issues de la folk américaine, Greil Marcus lève le voile sur trois facettes d'une seule nation. Selon lui, elles permettent de définir la mentalité américaine. Par ces trois morceaux on découvre non seulement trois manières de parler des USA, mais aussi trois nations à l'intérieur de ceux-ci, chacune avec son histoire secrète, ses traditions et sa culture oubliées.

  • Ceci est le récit du très mystique Rooftop concert privé des Beatles en janvier 1969 sur le toit du QG d'Apple, leur compagnie. 42 minutes entrées dans la légende, deux ans après leur dernier concert, eux qui avaient décidé d'arrêter la scène pour se concentrer sur le studio. Cette prestation live sera la dernière des Beatles avant l'annonce de leur séparation, en septembre de la même année, et possède donc cette aura si particulière que l'auteure rattache à l'Ascension du Christ. Avec humour (mais précision) elle revient sur cet épisode christique avec Ringo en Saint-Esprit, George en Fils et John et Paul en Père, par alternance. Les f!dèles aussi sont là pour accompagner la démonstration, jusqu'à la fin du concert, des premiers concerts en cave à la montée au ciel des Fab Four.

  • Nouvelle-Orléans, 31 décembre 1912. Tandis que fusent les traditionnels pétards du Nouvel An, Louis Armstrong, onze ans, tire des coups de feu en l'air avec un vieux pistolet chipé chez lui. Immédiatement arrêté, il est placé dans une institution pénitentiaire pour enfants noirs des rues. Pour ce garçon qui travaille depuis l'âge de cinq ans afin d'aider sa mère, cette détention s'avère une planche de salut.
    Il intègre la fanfare dirigée par Peter Davis, qui devient son père de substitution et décèle vite son exceptionnel talent de cornettiste. A sa sortie, l'adolescent retourne pelleter du charbon le jour et jouer le soir dans les honky-tonks, ces bouges du quartier chaud de Storyville où le jazz s'invente, entre prostituées et voyous. Ce récit à la première personne met en scène l'enfance terrible mais trépidante et joyeuse de Little Louis jusqu'à son départ pour Chicago à vingt ans.
    Histoire d'un miracle, d'un sauvetage par l'art. Ou comment, dans un contexte ultra-violent de ségrégation et de misère, un enfant radieux s'apprête à défier l'ordre établi par les Blancs et à embrasser le monde.

  • Après une année 1973 marquée par le succès de The Dark Side Of The Moon, un doute créatif s'installe au sein du Floyd. Le groupe réintègre les studios d'Abbey Road à l'automne 1973 mais rien de concret ne sort de ces séances. Malgré tout, il reprend la route en 1974 et, en plus de jouer l'intégralité de Dark Side, expérimente un morceau, destiné à être la colonne vertébrale de leur futur album. Introduit par quatre notes qui resteront dans les annales du rock, son titre n'est alors que «Shine On». Très vite pourtant, on comprend que son texte évoque celui dont l'ombre plane au-dessus d'un groupe au succès devenu planétaire : Syd Barrett. En janvier 1975, Pink Floyd retourne en studio et démarre l'enregistrement de Wish You Were Here, analysé ici sous la plume du spécialiste Philippe Gonin.

  • Il y a quarante ans, le suicide de Ian Curtis mettait un terme à l'histoire de Joy Division, l'une des formations les plus novatrices de l'histoire du rock anglo-saxon. Au terme d'une carrière météorique, le groupe britannique laissait deux albums emblématiques, Unknown Pleasures et Closer, ainsi qu'une poignée de singles appelés à faire date, « Transmission », « Atmosphere » ou encore « Love Will Tear Us Apart ». Mieux encore, les quatre musiciens léguaient un son unique, ciselé sous la férule d'un producteur de génie, Martin Hannett, et qui n'a pas cessé depuis lors d'inspirer les musiciens du monde entier. L'étude qui suit se propose de revenir sur les chansons qui ont fait leur carrière, depuis leurs débuts sous le nom Warsaw à la longue transition d'un an conduisant les survivants de Joy Division à se réinventer via New Order.

  • Les capitales mondiales de la musique sont rares et New York en est l'une des plus emblématiques.
    Philippe Brossat nous prend par la main, appareil photo autour du cou, et nous entraîne dans les rues de celle qui a consacré Elvis Presley et les Beatles avant que Bob Dylan (et toute la scène folk avec lui) ne pose ses valises au Village. On se faufile à la suite de Leonard Cohen et des Sex Pistols au Chelsea Hotel, on assiste à la naissance du Velvet Underground et à celle du punk dont le CBGB sera le berceau, accueillant Suicide, Patti Smith, Blondie ou des Talking Heads. On succombe ensuite à l'appel du disco au club 54, épaule contre épaule avec Madonna, pour finir dans le Bronx ou à Brooklyn en pleine Bloc Party, prémices d'une révolution qui mènera au règne du hip-hop.

  • Virtuose, explosive, Janis Joplin, première star féminine du rock, transgressa toutes les lois du genre, qu'il soit sexuel ou musical. Amoureuse de sa voix et de son personnage, Jeanne-Martine Vacher est partie à sa rencontre, passant par le Texas, la Californie, New York et Denver. Entre émotions et réflexions, à travers la découverte des lieux et des paysages qui furent siens, à l'écoute des paroles croisées de ses intimes et des acteurs emblématiques de l'époque, Sur la route de Janis Joplin dessine le portrait complexe d'une femme et d'une musicienne dont le destin flamboyant rencontra l'Histoire américaine des années cinquante et soixante: féminisme, mouvement gay, lutte pour les droits civiques, hédonisme hippie

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