Lectures nourrissantes

  • Toujours plus vite. La croissance est la valeur cardinale des économies modernes et nous sommes tous lancés dans une quête effrénée de performance. C'est aux sentiments de vertige et d'aliénation liés à l'accélération de nos sociétés que le penseur allemand Hartmut Rosa consacre sa réflexion depuis des années. En témoigne son récit d'un voyage en Chine, excursion dans un pays qui est passé de l'époque féodale au capitalisme le plus débridé en quarante ans.

    Cet ouvrage avance, à travers une série de textes courts et marquants, une solution à la frénésie ambiante : il s'agit d'entrer en résonance avec le monde. Nouveau concept philosophique, la résonance vise à nous faire accéder à une vie meilleure, permettant de trouver un accord entre le monde tel qu'il est et l'existence telle qu'elle mérite d'être vécue.

    Entrer en résonance avec le monde et les autres, voilà la proposition qui pourrait tous nous amener à découvrir, enfin, la vie bonne.

  • L'historien revient sur la place accordée au silence dans la vie des hommes depuis la Renaissance, montre le lien unissant l'invention de l'individu et la construction d'un retour sur soi. L'analyse s'appuie largement sur les textes littéraires, de Castiglione et Loyola à Gracq et Jaccottet, en passant par Proust et Huysmans, ainsi qu'à des oeuvres d'art.

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  • « Nous avons écrit ce livre pour garder espoir. Pour parler de ce qui ne s'est pas bien passé, et raconter pourquoi, mais aussi de tout ce qui est allé dans le bon sens ».
    Esther Duflo et Abhijit V. Banerjee.

    Face aux inégalités qui explosent, aux désastres politiques et aux catastrophes environnementales qui menacent de toutes parts, cet ouvrage montre que tout n'est pas perdu. Si des choix de politiques publiques nous ont menés où nous sommes, rien n'empêche d'en faire d'autres. À condition de dresser, d'abord, un constat honnête. Ces pages traquent les fausses évidences sur toutes les questions les plus pressantes : immigration, libre-échange, croissance, inégalités, changement climatique. Elles montrent où et quand les économistes ont échoué, aveuglés par l'idéologie.

    Mais l'ouvrage ne fait pas que renverser les idées reçues. Il répond à l'urgence de temps troublés en offrant un panel d'alternatives aux politiques actuelles. Une bonne science économique peut faire beaucoup. Appuyée sur les dernières avancées de la recherche, sur des expériences et des données fiables, elle est un levier pour bâtir un monde plus juste et plus humain.

    En cela, Économie utile pour des temps difficiles est aussi un appel à action.

  • Toutes les sociétés humaines ont besoin de justifier leurs inégalités : il faut leur trouver des raisons, faute de quoi c'est l'ensemble de l'édifice politique et social qui menace de s'effondrer. Les idéologies du passé, si on les étudie de près, ne sont à cet égard pas toujours plus folles que celles du présent. C'est en montrant la multiplicité des trajectoires et des bifurcations possibles que l'on peut interroger les fondements de nos propres institutions et envisager les conditions de leur transformation.
    À partir de données comparatives d'une ampleur et d'une profondeur inédites, ce livre retrace dans une perspective tout à la fois économique, sociale, intellectuelle et politique l'histoire et le devenir des régimes inégalitaires, depuis les sociétés trifonctionnelles et esclavagistes anciennes jusqu'aux sociétés postcoloniales et hypercapitalistes modernes, en passant par les sociétés propriétaristes, coloniales, communistes et sociales-démocrates. À l'encontre du récit hyperinégalitaire qui s'est imposé depuis les années 1980-1990, il montre que c'est le combat pour l'égalité et l'éducation, et non pas la sacralisation de la propriété, qui a permis le développement économique et le progrès humain.
    En s'appuyant sur les leçons de l'histoire globale, il est possible de rompre avec le fatalisme qui nourrit les dérives identitaires actuelles et d'imaginer un socialisme participatif pour le XXIe siècle : un nouvel horizon égalitaire à visée universelle, une nouvelle idéologie de l'égalité, de la propriété sociale, de l'éducation et du partage des savoirs et des pouvoirs.

  • La répartition des richesses est l'une des questions les plus débattues aujourd'hui. Pour les uns, les inégalités n'en finiraient pas de se creuser. Pour les autres, on assisterait à une réduction naturelle des écarts. Mais que sait-on vraiment de l'évolution des inégalités sur le long terme ?
    Fruit de quinze ans de recherches et parcourant trois siècles et plus de vingt pays, cette étude renouvelle entièrement notre compréhension de la dynamique du capitalisme en situant sa contradiction fondamentale dans le rapport entre la croissance économique et le rendement du capital. Si la diffusion des connaissances apparaît comme la force principale d'égalisation des conditions sur le long terme, à l'heure actuelle, le décrochage des plus hautes rémunérations et, plus encore, la concentration extrême des patrimoines menacent les valeurs de méritocratie et de justice sociale des sociétés démocratiques.

    Un best-seller mondial qui est déjà devenu un classique.

  • Partout, ça se rebiffait. Les années 1970, a-t-on dit à droite et à gauche, du côté de Samuel Huntington comme de Michel Foucault, ont été ébranlées par une gigantesque « crise de gouvernabilité ».
    Aux États-Unis, le phénomène inquiétait tout particulièrement le monde des affaires, lui qui était mis en cause de toutes parts, confronté simultanément à des indisciplines ouvrières massives, à une « révolution managériale » réelle ou supposée, à des mobilisations écologistes inédites vécues comme des « attaques sur la libre entreprise », à l'essor concomitant de nouvelles régulations sociales et environnementales, et - racine de tous les maux - aux ravages de ce que Friedrich Hayek fustigeait alors comme une « démocratie sans limite ».
    C'est à cette occasion que furent élaborées, par réaction, dans un mouvement de contre-offensive multiforme face à cette vague de révolte généralisée, de nouvelles tactiques politiques destinées à l'endiguer et à la neutraliser, de nouveaux arts de gouverner encore actifs aujourd'hui - une nouvelle gouvernance capitaliste dont ce livre propose de retracer, en faisant le récit des conflits qui en constituent les sources, l'histoire philosophique.

  • Au-delà des débats sur la crise de l'art ou la mort de l'image qui rejouent l'interminable scène de la " fin des utopies ", le présent texte voudrait établir quelques conditions d'intelligibilité, du lien qui noue esthétique et politique.
    Il propose pour cela d'en revenir à l'inscription première des pratiques artistiques dans le découpage des temps et des espaces, du visible et de l'invisible, de la parole et du bruit, qui définit à la fois le lieu et l'enjeu de la politique. on peut alors distinguer des régimes historiques des arts comme formes spécifiques de ce rapport et renvoyer les spéculations sur le destin fatal mi glorieux de la " modernité " à l'analyse d'une de ces formes.
    /> On peut aussi comprendre comment un même régime de pensée fonde la proclamation de l'autonomie de l'art et son identification à une forme de l'expérience collective. (j-r).

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  • Tout est encore possible est le recueil de deux entretiens. Dans le premier, Daniel Bensaïd revient sur son Mai 68, sur la création de la LCR et sur les différentes commémorations de Mai : en 1978, 1988, 1998, jusqu'au " il faut balayer Mai 68 " de Sarkozy en 2008. Daniel Bensaïd montre combien chaque commémoration dit quelque chose de son époque.
    Le deuxième entretien donne à voir le regard que porte Daniel Bensaïd sur ce tout nouveau parti, le NPA, sur son candidat, Olivier Besancenot, et sur les jeunes militants.
    L'ouvrage sera agrémenté de photogrammes.

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  • Agir ici et maintenant est un essai autant qu'un manifeste, une analyse personnelle de la pensée de Murray Bookchin. En guise d'amorce, Floréal Roméro dresse le portrait du fondateur de l'écologie sociale et du municipalisme libertaire. Il en fait son histoire, son évolution politique, pour la mettre en miroir avec les enjeux écologiques, sociaux et économiques actuels.

    De l'Espagne au Rojava, en passant par le Chiapas, à partir d'exemples concrets, l'auteur lance un appel à la convergence des luttes et un cri d'espoir. Ce livre nous apporte des conseils pratiques pour sortir du capitalisme et ne pas se résigner face à l'effondrement qui vient.

  • Depuis plus de quinze ans, la brochure Pour un municipalisme libertaire est l'un des textes les plus diffusés de l'Atelier de création libertaire. Pour nous, la raison en est simple ? : un certain nombre de libertaires - ainsi que des personnes s'intéressant à un engagement conséquent dans une politique du quotidien - trouvent dans les propos de Murray Bookchin des idées leur permettant d'avoir, non pas une réponse, mais quelques pistes pour bousculer les a priori.
    D'un côté, celui qui déclare la démocratie morte ou, pour le moins, très ankylosée, et, de l'autre, celui qui affirme n'y avoir plus d'espace dans nos villes, dans nos quartiers, pour une politique libertaire du quotidien... Murray Bookchin (14 janvier 1921-30 juillet 2006), militant et essayiste américain, est considéré comme l'un des plus importants penseurs de la nouvelle gauche aux Etats-Unis. Fondateur du concept d'écologie sociale, il a influencé non seulement les milieux écologistes et libertaires nord-américains, mais aussi européens et dans d'autres régions du monde, comme les Kurdes de la région du Rojava en ce début de XXIe siècle.
    Postface de John P. Clark : "De la théorie à la pratique : des assemblées communales et autres institutions horizontales et démocratiques".

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  • La domination qu'exercent les riches sur les pauvres, les hommes sur les femmes, les vieux sur les jeunes, se prolonge dans la domination que les sociétés fondées sur la hiérarchie exercent sur leur environnement. Et de même que ces relations de domination aliènent les personnes - c'est-à-dire détruisent ou réduisent leur potentialité humaine - , de même ces sociétés hiérarchiques détruisent la nature. Mener une politique écologique appelle donc une mutation des rapports politiques au sein de la société : « protéger la nature » suppose l'émancipation sociale.

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